mardi, janvier 30, 2007

CRISE


Me suis promené ces jours-ci dans cette grande surface du disk qui brade à tout va...Ai découvert l'opération Punk à prix sympa (les cons...), me suis dit qu'ils étaient prêt à tout pour vendre leurs fonds de catalogues, vu que l'I-pod leur raflait la mise...me suis dit aussi que ces disques méritaient mieux que ce pauvre boîtier plastique qui ne fera jamais un bel objet...Que la bouille de l'iguane sur "lust for life" méritait le grand format...sans parler des "Damned" couverts de crème, sous Cellophane c'est moins drôle...me suis promené dans les allées...ai vu une (pauvre) platine vinyle pour 150 euros. Alors, voilà la solution pour ne plus pleurer sur l'avenir du CD. Sortez vos vinyles qui craquent, procurez-vous pour l'équivalent du prix de 10 CD une platine qui tourne rond. Faites les bons disquaires (ceux qui roulent encore à 45 en ville, et 33 hors agglomération), faites les puces et autres vide-greniers...et téléchargez l'introuvable, le rare et merveilleux...Si l'industrie du disque pleure ses morts...réjouissez-vous, le plaisir est de retour. Raw power!

jeudi, janvier 25, 2007

2007!


Bon, d'accord...ça fait un peu léger...1 mois nous sépare de la disparition du grand James.C'est, non pas que je porte le deuil, ou que la profonde tristesse de la nouvelle me paralyse depuis, mais tout simplement une connexion wi-fi capricieuse, et un emploi du temps chargé (la dernière touche à la préparation d'un album hypothétique...). Mais j'ai pris de bonnes résolutions. Tout d'abord pour fêter une année à frapper mon clavier pour alimenter ce blog, j'ai décidé de reprendre l'affaire comme je l'avais commencée. À savoir, vous faire de nouvelles promesses pour ce nouvel épisode 2007. Mais cette fois le projet est d'envergure: je vais penser "santé" et m'inscrire dans un club de sport nautique (genre plongée, pêche en haute mer, record d'apnée, que sais-je), je vais, bien sûr, réduire ma consommation d'alcool, de tabac, de nutella, de yogourts aux bifidus actifs, de bars de nuit, de conduite en état d'ivresse sur le parking d'Auchan...je vais brûler mes vinyls, faire du petit bois de ces fichues guitares qui me font mal aux doigts, et méditer devant ma fenêtre en écoutant la B.O du grand bleu par Eric Serra. Je compte également m'offrir une playstation pour organiser des soirées catch avec des adversaires sympas. Et puis, en cette nouvelle année electorale, et comme le feront sans doute (tradition oblige) nos vaillants candidats, je ne tiendrai sans doute pas mes promesses. Et vous ne m'en voudrez pas. On vit une époque formidable.

jeudi, décembre 21, 2006

NOEL AU BALCON


Le temps passe vite. Si vite qu'au bas de ma rue, ça clignote déjà à tout va. Le marché de Noël bat son plein. Les allemands sont de retour. Chargés de cadeaux et de bonnes intentions (encore que dans la région, on se méfie,..nous ont déjà fait le coup...) Bref ce sont les fêtes de fin d'année, alors que je suis encore en tongs. Sapristi! Le temps passe vite. Alors des groupes de résistances se forment, afin de lutter vaillamment contre l'envahisseur consumériste, qui sent bon le vin chaud et la cannelle, (pour peu qu'on apprécie la vinasse brûlante avec de vrais morceaux dedans...). Pour trois soirées exceptionnelles et très localisées (Metz), les wha wha whock, trio de papy DJ'S dont j'ai déjà relaté les aventures, assurent l'emballage sonore des prestations des Wadbilly's, dont j'ai déjà relaté les méfaits. On se réchauffe comme on peut. Pour le coup, c'est brûlant. Vous voilà prévenus. Si vous êtes dans le coin...Joyeux bordel!

mardi, novembre 14, 2006

Festival


Vraies découvertes (en ce qui me concerne) du dernier festival "musiques volantes" (Metz) dont c'est la vocation première, Tender forever (photo), une charmante jeune fille, seule sur scène,
accompagnée d'un clavier, ou d'une guitare, soutenue par un portable qui rythme tout en finesse ses merveilleuses petites chansons. Un vrai bohneur. Grizzly bear dont je n'ai pu écouter qu'un seul titre (pour de mauvaises raisons, mais bon, peu importe...) m'a fichtrement fait bonne impression. Et je vous invite donc à découvrir cette jeunesse sur you tube (le clip de Tender forever vous donne une réelle idée de l'araignée qui trotte au plafond de la demoiselle), ou my space pour les Grizzly...J'ai, grâce à eux, passé un bon week-end. ça compte.

jeudi, novembre 09, 2006

the KING is alive and well!


Au "rendez-vous des amis" Metz-Magny (57), sur la route de Peltre, on y mange bien, et en bonne compagnie.

mercredi, octobre 25, 2006

ÉCLAIRCIES



Nous profitons des rares éclaircies de ce mois d'octobre humide pour déjeuner (en paix) sur la terrasse. C'est agréable. Mais est-ce vraiment sérieux, me direz-vous, d'user d'une telle technologie pour vous transmettre mes activités les plus insignifiantes. Sans doute que non, mais mon quotidien se limite à la réalisation (sous casque) de mixages (improbables) de mes dernières merveilleuses chansons populaires (DMCP, nom de code). Bref, je bosse. juste après le café (sur la terrasse, quand soleil...). Bref, pas le temps de divaguer sur une actualité qui m'échappe, ces derniers temps. Mais qu'on se rassure (si,si, je vous sens inquiets), je ne manquerai pas de vous faire part de mes brillantes réflexions sur la (contre) culture de masse, dès que l'inspiration revient. D'ici là, s'il fait beau, vous savez où me trouver.

lundi, octobre 16, 2006

love me baby!


Fin d'après-midi. Centre commercial. Alors que je m'apprête gaiement à me procurer le dernier album de Kokor (il s'agit de BD, bien que notre homme officia à mes côtés sur deux albums, aux quatre cordes...le dessin reste son domaine de prédilection), et alors que je glisse l'étiquette "coup de coeur de la semaine" sous la pile de mon ami (les libraires peuvent se tromper...), j'entends une voix qui ne m'est pas étrangère, en provenance du forum. Je m'approche. Il y a foule. Mais je ne parviens pas à reconnaître cette petite dame à lunettes qui raconte son dernier "Zénith". Quand le journaliste local lui demande comment expliquer la chute de fréquentation de ses derniers concerts (classe!),
la petite dame à lunettes lui répond du tac au tac: "vous tenez vraiment à remuer la merde!" (grande classe!). La suite de l'interview est du même tonneau. Aux questions souvent maladroites, mais toujours mielleuses, la petite dame à lunettes répond avec ferveur, toute excitée, et l'enthousiasme de ceux qui ont quelques pendules à remettre à l'heure. Heureuse qu'on lui donne enfin l'occasion de s'expliquer. Devant ses fans (qui eux, savent...comme elle précise...). Ce ne fut pas la plus grande démonstration d'élégance qu'il m'ait été donné de voir en interview. Mais bon, c'est SHEILA, on ne peut pas lui en demander trop. Pour elle c'est sûr, l'école est finie.

lundi, septembre 25, 2006

FAR WEST



Deux nouveaux albums dont on parlera peu en ce début d'automne, et qui pourtant mériteraient toutes les couvertures (polaires) de nos fanzines favoris. Pas de révélation ici, pas de hype de l'année, juste deux galettes de saison. Qui n'entreront pas par la grande porte du show médiatique, mais par la fenêtre de votre chambre mal rangée, et pour cause, ces chansons parfaites connaissent le désordre. Et c'est là que commence le charme. Deux cow-boys, les bottes pleines de poussière (d'étoiles) qui remettent le couvert, quand d'autres, moins aventureux, ont déjà quitté la table (pour le fast-food). Sparkelhorse (lunettes sur la photo) et Matt ward (casquette...) sont de retour. On peut l'ignorer.Ou préférer leurs productions antérieures, mais ce serait en vouloir à un ami d'avoir changé de costume. Nous n'en sommes plus là. Deux rayons de soleil ont percé le store en ce matin de septembre. C'est pas rien.

jeudi, septembre 21, 2006

As time goes by


Bon, ben là j'ai pas trop le temps. C'est dingue comme les journées sont courtes ces derniers temps (les nuits, pareil). Juste une photo d'un homme avec une guitare (M. Martin). Ca fait plaisir. Ca ne mange pas de pain. À très bientôt, pour de nouvelles aventures. (Avec des cascades, des voitures en feu, des explosions de dingues)

mercredi, août 23, 2006

RENTRÉE


Bien qu'encore à quelques encablures de la fin de saison (estivale), il est à noter qu'il flotte dans l'air comme un parfum de rentrée...C'est peut-être cette lumière qui pâlit sur les murs, ou le retour de plages des peaux rouges, ou encore les cahiers et crayons en têtes de gondoles...toujours est-il que l'été touche à sa fin. Je tombe, ces jours-ci, sur une feuille de chou locale (d'une bêtise sans fond) qui titrait: "on nous a volé le mois d'août!" et en sous-titre: "météo insupportable...". Je voudrais bien connaître ce "on" qui fait tomber des cordes sur la terrasse de nos limonadiers en déprime. Qu' "on" l'enferme! La presse me désole... La rentrée, c'est la rentrée littéraire aussi, (et les promos sur les pneus, mais la presse fait l'impasse sur ce genre d'événement). Car après les lectures d'été (légères et distrayantes,..s'agirait de ne pas se faire mal à la tête, sous les palmiers), voici venir le temps des grands auteurs prolixes. Et comme mon horloge interne est bien calée sur l'actualité, je fouinais, il y a peu, dans les allées des libraires afin de rassasier ma soif d'encre et de papier. Et je suis tombé sur une petite perle (qui, bien sûr, n'a rien à voir avec les sorties du moment), intitulée: "Irrévérence et liberté" Aphorismes de Marc Twain, choisis par Patrick Boman. Marc Twain est cet homme qui écrivit "les aventures de Tom sawyer". vous voyez, c'est pas vraiment nouveau. Mais ce qui est moins connu, ce sont toutes ses pensées, les unes plus drôles que les autres, essaimées dans de nombreux ouvrages, et compilées ici, dans ce petit livre.
Je cite: "Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes, font preuve d'une grande tolérance. C'est souvent parce qu'ils s'en foutent!" Marc twain est mort en 1910. Le grand-père de Jean yanne en quelque sorte. Marc twain écrivait encore "je choisirai le paradis pour le climat, et l'enfer pour la compagnie". Ils ont dû s'y retrouver, pour sûr. Nous, Ils nous reste les livres. Pour ce joli mois de septembre. A moins qu' "on" ne nous le vole!

vendredi, juillet 21, 2006

mis en plis


Tout le monde n'a pas la chance de croiser ses doigts de pieds sur le sable chaud d'une plage estivale, avec ce petit vent du large qui vous caresse l'épiderme...juste ce qu'il faut.
Certains, moins vernis, devront se contenter d'une pesante canicule qui vous arrache, jusqu'à la dernière goutte, votre capital sueur de l'année, transformant la moindre sieste, comme chacune de vos nuits, en un calvaire moite et suffoquant. Courant d'air: néant! L'air a disparu de nos cité, en cet été 2006.
Aussi, ne comptez plus sur moi pour alimenter ce blog d'un quelconque post journalier. Je n'en ai plus la force. Je reste allongé sur le sol. J'évite dorénavant le plus ridicule de mes mouvements, de peur de me liquéfier. Toutefois je garde un soupçon de devoir envers vous, amis fidèles, aussi je vous propose de parcourir d'autres pages (bien senties), qui ont fait ma joie, ces derniers temps, et qui devraient étancher votre soif (de lecture).
Pour n'en citer qu'un, mais celui-là est de taille, laissez-moi vous inviter à parcourir ce merveilleux carnet de bord intitulé: mise en plis.com. "maman met ses bigoudis, papa aussi"(!!!) bonnes vacances. Restez à l'ombre. Bien coiffés.

mardi, juillet 04, 2006

holydays in the sun


A chaque été sa bande son. Je me souviens, au début des années 80, un groupe de pop acidulée "les Comateens" berçait la moiteur de nos nuits estivales. Puis vinrent "Jesus and mary chain" qui, dans un registre plus sonique, balayèrent à grandes salves distordues les ritournelles insipides de ces (trop longues) fichues années "garçons coiffeurs" (spando ballet et consorts). Pour un été en enfer.
En cette année 2006 la relève est assurée par un duo du même acabit."The Raveonettes". La même évidence, dès la première mesure, les mêmes mélopées enivrantes, les mêmes echos mêlés aux réverbérations à ressorts (tendus) dans un bain de fuzz (big muff). Et surtout, les mêmes références respectueuses, mais néanmoins appuyées, à l'héritage des glorieuses sixties, quand elles s'écrivaient Spector, et donc Ronettes, Crystals, ou encore Hazlewood...pour faire court.
Je ne vous parle pas de nostalgie. Pas plus qu'eux.
je vous parle de bonne humeur.
De bande son.
de l'été.

mercredi, juin 21, 2006

Apéritif dinatoir


Jerry Busher a officié comme second batteur (et non pas second couteau...il suffit de l'entendre frapper ses peaux) dans l'estimable groupe de washington DC: FUGAZI. On le retrouve, entre autre, sur l'excellent album (le dernier en date, je crois), "The argument". Et c'est avec James Canty, frère de Brendan Canty (batteur de Fugazi) qu'il décide de former FRENCH TOAST.
En 2004 ils partagent l'affiche du festival "All tomorrows Parties" avec Sonic youth, Cat Power, Shellac, Steve Malkmus, et Tortoise. En 2005 c'est la tournée européenne en compagnie (pour certaines dates) de Bloc Party. Tout ceci pour vous donner une idée du bon goût, et par déclinaison, des bonnes fréquentations de nos gaillards.
Soit, mais en quoi cette sympathique formation de troubadours hors-pistes retiendrait autant notre attention en ce 21 juin, fête du djembe sous les fenêtres?
Et bien voilà, il ya quelques jours, c'est à dire Lundi, alors que j'allais me désaltérer, à l'heure de l'apéritivité, dans mon bar préféré, Le Tunnel (dans le 57), je découvre tout ce beau monde au fond du bar, en pleine balance (répétition avant concert, vous savez...). A deux pas de chez moi!!! Je pensais n'étancher ma soif que d'une seule bière (ou deux), et je m'enflamme tel l'espagnol face au tunisien à la 70eme minute d'un match (retransmis durant le concert!). Ce fut extraordinaire. Un croisement entre Captain beefheart et Wire, pour vous situer l'affaire. Mon voisin, fan de fugazi, et originaire de la péninsule ibérique, a passé une très bonne soirée.

mardi, juin 13, 2006

TIME IS ON MY SIDE


Juin 2006.Nouvel album de Sonic Youth! Ce groupe a pondu l'album qui ressemble étrangement à ce que le rock pouvait donner de plus pertinant en viellissant. Le mot est lâché: "vieillir". Comment une musique faite dans l'urgence par de jeunes excités peut prendre de l'âge? Sonic Youth, vieux groupe de jeunes, jeune groupe de vieux? Je fais partie d'une génération qui a découvert le rock'n roll au début des années 60, quand Hendrix brûlait encore des guitares, quand les who chantaient "I hope I die before I get old..." bien avant que Lorie ne voit le jour, autant dire la préhistoire! Et nous étions d'accord avec eux, il était, alors, hors de question de vieillir, pas plus que nos idoles...Quand on pense que Jack White fait figure d'ancien au sein des Raconteurs, que Grandaddy se séparent (déjà), que les Strokes sont cités comme référence, peut-on imaginer qu'il fût une époque bénie où cette musique en pleine effervescence s'écrivait au présent de l'indicatif, pas même au futur proche. Et qu'il n'y avait rien avant. En tout cas rien de tel! M'aurait-on dit que johnny "no futur" Rotten reformerait les pistols, dans un grand numéro de cirque gras du bide, que le bon Docteur Feelgood continurait à tourner sous ce nom, mais sans aucun des membres originaux (puisque de toutes façons, Lee Brillaut nous a quitté) que les clash allaient perdre Joe Strummer, sans parler (rions un peu) des tournées de dinosaures comme Ten Years After, sans Alvin Lee! Je ne l'aurais pas cru. Et sans doute me serais-je fâché tout rouge, tant cette musique nous appartenait, et qu'elle ne pouvait subir les assauts du temps. Le monde des adultes restait devant la porte. Cette musique était la nôtre. Et ceux qui la pratiquaient avaient nos âges, voir celui de nos grands frères. Guère plus. Et puis le temps a passé. Et cette musique en marge, a basculé de l'underground au prime-time, en y laissant quelques plumes...et quelques cheveux. Quand nous avions Brassens, Brel, Cochran, Presley ou les chaussettes noires (autant dire, une autre époque), la nouvelle ge-ge-generation fait sa révolte avec, à ses côtés, les Stones, les stooges, les Cure et U2, même les Who (et oui...), toujours en activité! Étrange. Alors Sonic Youth sort un nouvel album. Et tout s'éclaircit. Il fallait grandir mais garder l'insouciance, il fallait persévérer mais garder l'urgence, il fallait s'inspirer mais garder le même goût des chemins de traverses. J'en ai rêvé. Sonic Youth l'a fait. Nous vieillirons ensemble! Pas trop moches...pas trop cons...pas trop tard.

jeudi, juin 01, 2006

Les dangers de la Télévision


J'ai eu la riche idée, il y a quelques jours, de porter mon vieux téléviseur en panne, (dans mes bras, le coco), quelques étages plus bas, dans les profondeurs de mon immeuble, jusqu'à sa place définitive: la cave.
J'ai, depuis ce jour, comme une douleur au bas du dos. (juste là...).
Et comme la douleur persiste, je m'en vais consulter un kiné (diplomé d'état), conseillé par quelques amis ("tu verras, il est super...").
En ce jour ensoleillé du joli mois de mai (non, je rigole...), me voilà torse nu, face à cette table de massage. Livré sans défense, comme un oisillon tombé du nid ( en plus musclé), aux mains du redoutable docteur H, spécialiste des médecines chinoises.

Il commence, après avoir situé le mal ("c'est là..."), par brancher un appareil électrique qui m'envoie des décharges régulières dans le dos. Je suis déjà prêt à balancer le nom de tous mes potes du réseau, quand il décide d'appliquer des ventouses, qui m'aspirent un bon litre de sang, pour dégorger un noyau (que j'ai là...). Puis, alors que je reprends connaissance, son assistante place une masse de terre volcanique, toujours au même endroit, en me prévenant que ça risque de chauffer un peu (je suppose qu' Haroun tazieff n'a eu aucun problème de dos...). Diable, en effet, ça chauffe!
La séance se poursuit, je leur propose ma voiture en gage pour qu'ils me libèrent, mais le meilleur reste à venir.
Le docteur H me prend dans ses bras (par surprise!) comme un judoka, et fait craquer à trois reprises l'ensemble de mes vertèbres, en quelques mouvements rapides. J'explose de rire. D'un rire nerveux. Violent. en hurlant "la vache!"...
Le docteur, tout sourire, semble satisfait (ouf!). Il me conseille un dernier "traitement" de son cru, afin de soulager mon mal, au quotidien. "Faites l'achat d'une bouillotte et placez-la, régulièrement sur la zone sensible, la chaleur apaisera l'inflammation...". Je lui demande, étonné, quelques explications. Il me donne un exemple: "l'idéal c'est au repos, en fin de journée. Devant la télé."

mardi, mai 23, 2006

And the winner is...






Pour tous ceux qui, comme moi cette année,
ont raté cette belle soirée du concours de l'EUROVISION,
voici quelques clichés de certains participants, avec parmi eux, les GAGNANTS! Allez, je vous aide, c'est facile: ils font peur!
(je sais, c'est maigre comme indice...)

lundi, mai 22, 2006

Ebony and Ivory


Je ne sais pas pourquoi, mais depuis peu, je voue une affection toute particulière aux claviers (vintage), orgues hammond et autres mini moog (mais il fait le maximum). J'en mets partout sur mes démos (j'en ai toujours mis, mais là, ça déborde...), j'en écoute dès le lever du jour, et ça me met en joie. Va comprendre Charles. J'aime ça.
Alors, vu que c'est de saison, pourquoi ne pas rendre un hommage (appuyé) à celui qui enchante mes petits déjeuners, (avec l'ami Ricoré) JACKIE MITTOO! Un pionnier du genre, qui officia dès les années 60 aux légendaires "studio one", (in jamaica!) aux côtés des plus grands (les Wailers, of course, mais surtout les skatalites). C'est l'ami Ralph (batteur des skaferlatines) qui m'a mis la puce à l'oreille, et la galette dans les mains. (à tout seigneur...)
Jackie Mittoo, c'est un peu comme si Charly oleg avait fumé de la Ganja sur son manège (encore que le p'tit père devait carburer à de drôles de plantes, ne serait-ce que pour avoir enregistré un disque mémorable avec le professeur Choron, mais c'est une autre histoire...).
A écouter donc (pour chalouper entre les gouttes de ce mois de mai bien humide) sur les différents sites consacrés à l'artiste. Clique sur google. Jah love!

mercredi, mai 17, 2006

MÉNAGE




Printemps. Saison des fenêtres ouvertes. C'est bien connu. On vide les greniers, les placards, on tond les pelouses, on fait les carreaux, la vaisselle de l'hiver, on débroussaille, on remplit les coffres, on se précipite à la déchetterie du coin. On balance tout dans la bonne humeur, en prenant soin de trier (l'époque veut ça) dans les bennes affectées aux différents déchets. Le bois. L'incinérable. le verre. Les produits chimiques. Il y a même une benne "déchets ultimes"! Un emplacement réservé à tout ce qui ne correspond à rien.
A bien y réfléchir, on en connaît tous des déchets ultimes. J'ai une liste. Vérifiez dans vos petites vies. Je peux vous débarrasser. Opération: "tout doit disparaître!"
Le "djembe", instrument inutile, et (toujours) pénible. Les disques de Toto, Barclay james harvest, phil collins, ou shakira (la liste est longue). Le rock festif (déjà le nom!). Manu katché (et ses amis). Pierre bellemare. Les 4/4 urbains avec parbuffle, votre voisin qui a porté plainte pour une histoire de thuya qui dépasse. Le DVD du retour des bronzés. l'intégrale "jean reno" dans la collection "classiques de notre temps". Un slip dédicacé par jean-marie bigard (gros déchet ultime, celui-là). Le T-shirt "no future" customisé par john galliano. Le maire de votre belle ville commerçante, qui comprend bien les jeunes (des autres villes)... Hop, à la benne! Question d'hygiène. On respire. Voilà l'été!

mercredi, mai 10, 2006

CARVER


"...Peut-être écrira-t-il un roman d' aventures. Ou alors une histoire pour enfants. Une pièce à deux personnages féminins, dont l'un est aveugle. Les truites fardées devraient bientôt remonter la rivière. Il se promet d'apprendre à attacher ses mouches. Peut-être qu'il devrait donner plus d'argent à chaque membre de sa famille encore vivant. Ceux qui attendent déjà un petit quelque chose par la poste le premier du mois. Chaque fois qu'ils lui écrivent ils lui disent qu'ils ne s'en sortent pas. Il les dénombre sur ses doigts et s'aperçoit que tous sont encore en vie. Peu importe si seuls des étrangers se souviendront de lui dans leurs rêves!
Il lève les yeux vers les lucarnes où la pluie tambourine. À un moment donné-qui sait après combien de temps?-ses yeux réclament d'être fermés. Et il les ferme.
Mais la pluie continue de tambouriner. Un grain?
Est-ce qu'il devrait faire quelque chose? Protéger la maison
d'une manière ou d'une autre? Oncle Bo est resté marié à tante Ruby pendant 47 ans.
Puis il s'est pendu.
Il rouvre les yeux. ça n'a aucun sens.
ça tombe sous le sens. Combien de temps cette tempête va-t-elle durer?"

Raymond Carver. "la vitesse foudroyante du passé"