Lassitude.
Je m'épuise
(bon, là, j'exagère une peu)
à éplucher les nombreux blogzines et autres "sites d'actualités musicales"
d'ici, et d'ailleurs,
sans n'avoir jamais la moindre graine à me mettre sous la dent.
Ou la moindre pépite à me placer entre les deux oreilles.
Peut-être suis-je devenu un peu difficile.
Mais tout de même.
Quel paquet de niaiseries ardentes,
quel colis de trucs insipides et inutilement rythmés,
quelle perte de temps que cet amalgame de mélopées transparentes
dont la vacuité vous donne une idée de l'infini.
Je m'ennuie.
Alors,
afin de ne pas laisser la poussière envahir les rouages de ce merveilleux blog,
je m'en vais y déposer un petit extrait du chef d'oeuvre absolu d'un garçon (mal dessiné)
bourré de talent. Badly drawn boy,
donc,
L'album: The hour of Bewilderbeast.
Paru en juin 2000.
Le titre choisi. The shining
La vidéo s'achève brutalement.
Et pour cause,
les titres racontent,
se suivent,
et se tiennent par la main
(et vous tiennent par la main),
sur cet album,
que l'on DOIT écouter dans son intégralité.
Pour ne jamais s'en remettre.
Comme moi.
Et une poignée d' amis.
Les meilleurs.
Night on Earth.
Une écriture délicieusement alambiquée, qui me rappelle celle d'un Paddy Mc Alloon (prefab sprout, période swoon), ou, plus proche de nous, celle de l'immense King Krule (toutes périodes confondues, puisque toujours, toujours, très inspiré).
Il s'agit de M. Jacob Read, aka Jerkcurb.
Solitaire Londonien de premier choix.
Et comme ses (rares) camarades de jeux, ses douces complaintes,
éthérées et obsédantes,
sont devenues rapidement virales,
jusqu'à hanter chacune de mes nuits étoilées
(pour le meilleur),
et moites
(pour la saison).
Bosco Rogers.
Duo de Brighton,
ou de Rouen,
ou des deux.
Pas très clair.
Nouvel album, Post Exotic, enregistré pour moitié en Angleterre, le reste en France,
puis mixé à New York.
Pas très stables.
Des fourmis dans les jambes.
Et c'est, dès la première écoute, hautement contagieux.
La bande-son parfaite d' un bel été.
(Comme si Odelay deBeck avait été trempé dans un chaudron
rempli par le vinyle fondu d'un lot de compilations Nuggets,
si je peux me permettre)
Ce duo pourrait bien faire danser les filles autour de vous,
tout l'été (pour le moins).
Faites-en des amis.
Bosco Rogers.
Duo de Brighton,
ou de Rouen,
ou des deux.
Pas très clair.
Nouvel album, Post Exotic, enregistré pour moitié en Angleterre, le reste en France,
puis mixé à New York.
Pas très stable.
Des fourmis dans les jambes.
Et c'est, dès la première écoute, hautement contagieux.
La bande-son parfaite d' un bel été.
(Comme si Odelay deBeck avait été trempé dans un chaudron
rempli par le vinyle fondu d'un lot de compilations Nuggets,
si je peux me permettre)
Ce duo pourrait bien faire danser tout l'été,
pour le moins,
les filles autour de vous.
Faites-en des amis.
Avec une effroyable actualité,
qui ravive sans cesse la douleur d'une époque cernée par la peur,
et cette désolante impression que les quelques notes de musiques, glanées ça et là,
ne suffiront plus à nous réjouir, le temps d'une valse,
le temps d'un couplet,
le temps d'une étreinte,
ce blog peine, davantage de jour en jour, à se conjuguer au présent.
D'autant que les mauvaises nouvelles se ramassent à la pelle.
Comme la perte d'un morceau de jeunesse,
d'un déglingué de la première heure,
de celui qui, avec l'aide de son ami Martin Rev, depuis New York,
allait participer copieusement, au mitan des années 70, à poser les bases d'un élan arty, noisy, et quoiqu'on en dise, rock'n roll: le punk,
dans lequel nous allions nous engouffrer sans retenue, agrippés à cette bouée qui allait nous sauver de la noyade sirupeuse des hits parades de l'époque.
Son nom, Alan Vega.
Car, pour toute ma génération, du haut de nos 18 ans,
et bien que les groupes de l'époque jouaient plus vite et plus fort que leurs ainés,
les vrais punks, c'étaient eux. Alan Vaga (chant), et Martin Rev (machines)
leur duo apocalyptique: Suicide.
Aucune guitare
aucune batterie
des machines (comme Kraftwerk?).
Comment peut-on parler de rock' n roll?
Aucun refrain.
Une seule phrase,
souvent,
répétée en boucle.
La boucle, voilà le maître mot.
Le rock' n roll, ou, ce qu'on appelle aujourd'hui les "musiques actuelles" (la pop, dans ces années là) n 'avait pas encore eu le courage de sortir du carcan couplet, refrain, couplet. Alan Vega balaya tout ça dans grand coup de pompe, pour ne plus jamais y revenir.
Et leurs concerts, dans ces conditions, ressemblèrent davantage à des corridas soniques,
avec mise à mort dans l'arène de l'idole,
réclamée par des gamins pour qui tout allait un peu trop vite.
Une voie sans issue, pensions-nous.
Et pourtant Alan Vega garda le cap,
bon an mal an,
jusqu'à ce triste jour d'été 2016,
ou il décida de raccrocher les gants,
à l'âge de 78 ans.
78,
comme l'année de nos 18 ans.
L'année de tous les dangers.
la boucle est bouclée.
à l'infini.
Hookworm,
le joli nom de ce groupe tout droit sorti de Leeds (UK) aurait pour origine un drôle de petit ver qui grignote les intestins de son hôte.
Charmant.
Cela dit, nous ne sommes pas loin de la vérité.
Bien qu' à l'écoute de ce puissant Radio Tokyo, il semblerait qu'il s'agisse davantage d' uppercut affligé à chaque auditeur au niveau de l'abdomen,
le résultat des courses, somme toute identique, est sans appel:
le K.O.
Alors bien sûr, il n'est pas ici question d'oublier trop vite l' inimaginable perte du week-end,
et la tristesse qui afflige, depuis Minneapolis jusqu'aux recoins les plus sombres du globe, tous ceux qui ont, ne serait-ce qu'une seule fois, dansé sous une pluie mauve,
certes non.
Mais s'il nous faut taper du pied dès lundi, après avoir épuisé le moindre microsillon du petit génie, autant le faire avec vigueur, dans un autre registre, soit, mais avec la même fougue. Afin d'épuiser une fois pour toute, ce sentiment d'injustice qui nous ronge à petit feu, depuis ce début d'année, comme un parasite au creux de l'estomac.
SUNFACE.
Side project d'un petit bonhomme d' à peine 18 ans, Daniel Longmore.
Officiant, il semblerait, dans TRASH, formation dont je sais peu de choses
(indie band originaire de Chesterfield, so what?).
La seule info,
que j'ai réussi à glaner dans mes recherches,
est qu'il a enregistré seul, ces quelques titres,
en quelques heures,
réunis sur son premier EP,
dans chaque pièce de la maison familiale,
exceptés les toilettes.
Quand on en sait si peu,
on se tait.
OK.
Et on écoute.
Et on attend que le soleil entre dans la vie de Daniel,
avec un succès mérité.
Et on attend qu'il se dévoile,
encore,
un peu.
Parce que dans chaque pièce de la maison,
j' écoute inlassablement ses chansons
(exceptés les toilettes).
Ils sont formidables.
Ils nous viennent d'Australie.
Tout comme the Go-Betweens,
ou The Easybeats,
à qui la presse spécialisée les compare
(du moins, elle les situe entre la pop des uns et l'énergie des autres).
J' ai même lu qu'ils pratiquaient un genre de soft punk.
C'est vous dire si je suis capable de perdre du temps, et lire des pavés de sottises pour alimenter ce blog,
Ils se nomment Rolling Blackouts Coastal Fever,
et ils posent parfois leurs amplis (ici un VoxAC30, rendez-vous compte...) sur la branche d'un arbre.
Il ne suffit pas d'avoir fréquenté The Libertines,
de posséder le 06 de Kirsten Dunst,
ou de taquiner les charts Anglais avec son (dispensable) groupe The Razorlight,
pour faire de Johnny Borrell l'homme à suivre.
Bien au contraire.
De bonnes raisons de nous en méfier plutôt.
Mais l'homme est tenace.
Et change de braquet avec une aisance déconcertante,
Puisque, dans une échappée en solo, il crée la surprise,
dépasse ses adversaires,
et emporte l'étape du jour.
Il parvient à m'exciter
les muscles antérieurs droits de chaque jambe,
en un seul titre, Black God,
quand d'autres, à longueur d'albums, me font tout juste bailler, et ceci depuis des mois.
Il y a de l'arrogance, et du panache chez cet homme là.
et un "je ne sais quoi" de Mike Scott (The Waterboys) dans le lyrisme de l'entreprise.
Et ça n'est pas pour me déplaire.
Je crois même que ça me plaît.
Honduras, quartet originaire de...Brooklyn (NYC), décide de reprendre le dossier là où les Strokes l'ont laissé. New York pour point de départ. Urgence et rock'n roll, toujours au menu. Avec une authentique personnalité et des chapelets (de guitares) dedans. Et ça marche. Pour eux (bientôt). Et pour nous, là tout de suite. Pour preuve ce titre, Hollywood, en ouverture d'un EP à paraître (si ce n'est déjà fait) en février. C'est à dire tout de suite. A se procurer, donc, sans attendre.
Twin Peaks Dude.
Originaires de Chicago.
Se sont isolés en pleine nature, dans la maison d'un ami.
Pour enregistrer ce nouvel album.
Entre deux promenades en canoë kayak.
Une idée saine.
Qui a porté ses fruits.
Ils pratiquent, à l'origine, un rock garage plutôt inspiré.
Semblent s'en éloigner sur ce dernier opus.
Pour de bonnes raisons.
La presse évoque les Kinks ou T. Rex,
j'ajouterais, pour rire,
le Bowie de Life On Mars sur le final au piano..
C'est de saison.
Mais hors sujet.
Ces jeunes gars n'y pensent même pas.
Voilà un fichu bon titre.
C'est déjà beaucoup.
Denrée rare de nos jours.
Je trouve.
mercredi, janvier 20, 2016
Nous l'avons tant aimé.
Ettore Scola
(mai 1931-janvier 2016) décidément, une époque affreuse sale et méchante!
Une année qui commence
avec perte et fracas
par la disparition d'un ange,
d' un modèle,
d' un archétype
du rock seventies,
quand il devient complexe, raffiné et théâtral.
David Bowie, le regretté, participa,
entre autre (bien sûr...),
activement,
et avec quel panache,
à l'apogée d'un genre discret devenu majeur sous ses doigts,
le Glam Rock.
Au début des années 70, Il emboita le pas de son ami Marc Bolan sur cette scène peuplée de dandies en équilibre sur platform shoes,
pour développer ce rock sophistiqué (chanté, à la même époque, par Christophe sur les paradis perdus),
puissant et crâneur.
D'autres étoiles filantes transperceront les hit-parades pour y déposer des poussières soniques et sulfureuses, telles que Slade, Suzi Quatro, ou encore Gary Glitter (le bien nommé, et son redoutable Rock'n Roll part 1 & 2).
Il en est un dont l'histoire ne garde qu'un bien tiède souvenir, car sans doute rangé trop vite sur l'étagère au rayon "chanteur populaire pour jeunes filles pré-pubères" (hum) ,
mais qui pourtant eu l'audace de poser sur les plateaux TV (outre manche, dès 1973), un tube immense, au son puissant (ces premières notes!), au rythme tendu et prodigieusement lent, qui invite davantage l'auditeur (auditrice, donc) à se pâmer devant ce Dorian Gray à paillettes, plutôt qu'à envahir le dance floor.
Son nom: David Essex (hum, hum).
Son forfait: Rock On.
Plus que jamais d'actualité car Tortoise,
les héros du post rock from Chicago,
nous gratifient d'une reprise plus qu'honorable
(et pourtant sans l'ombre d'une guitare)
sur leur nouvel album (the Catastrophist, à paraître ce mois-ci)
La boucle est bouclée.
La nouvelle année peut (bien) commencer.
lundi, janvier 11, 2016
DEATH ON MARS
mardi, décembre 29, 2015
Ian Fraser "Lemmy" Kilmister
Motorhead's statement reads: "There is no easy way to say this…our mighty, noble friend Lemmy passed away today after a short battle with an extremely aggressive cancer. He had learnt of the disease on December 26th, and was at home, sitting in front of his favorite video game from The Rainbow which had recently made it’s way down the street, with his family. We cannot begin to express our shock and sadness, there aren’t words."
"We will say more in the coming days, but for now, please…
Année noire,
Si on pouvait recommencer,
rembobiner,
effacer,
mais pas tout..
Ne garder que le meilleur,
et cette année, le meilleur, c'est pas bézef.
C'est encore un peu le souk dans nos têtes,
va falloir ranger ce gourbi fissa.
Heureusement, pour le moral,
on peut toujours compter sur cette petite smala
qui tourne dans nos pattes,
dans un boucan à faire tomber les murs du bled.
N'oublions pas le passé,
multiplions les échanges,
comme notre langue, qui a su s'enrichir
de ses nombreuses rencontres.
La musique aussi,
est faite de ça,
de mélanges.
Mixtapes.
La compile de l'année,
peuplée de caïds,
à écouter au fond de sa guitoune,
avec un volume de mabouls.
allez,
douce France,
Rock the casbah! (...en cliquant délicatement sur le lien Soundcloud, en haut de cette page, à gauche, vous découvrirez, non loin, la tracklist de cette joyeuse compile. Ca fait toujours plaisir.)
Une fois n'est pas coutume.
Du R&B suave et délicat,
ou plutôt de la "soul" si l'on considère ce supplément d'âme qui couvre, tel un nappage de bonté, cette tendre production du trio californien "King".
Elles chantent, écrivent et produisent. Prince en pense le plus grand bien.
Et moi je fond.
Telle une glace italienne en ce mois de décembre.
Après une année épuisante, quand elle ne fut pas dure,
voire (trop souvent) violente,
il nous fallait la bande son d'une quiétude retrouvée.
Si c'est encore possible.
Ces trois jeunes filles chantent,
et c'est comme un cadeau tombé du ciel.
King, c' est leur nom.
Queen, leur statut.
Hello, Pipo,
fratello mio,
fichu anniversaire, que celui-ci.
Et cette année, particulièrement.
Je ne t'apprends rien, tu as eu de la visite, il y a peu.
J'espère que tu as rangé ta chambre.
j'espère aussi qu'elle te reconnaitra, là où tu es.
Car ici, il n'y avait plus personne de connu dans ses yeux.
Prends ta guitare, joue lui un air.
Peu importe.
Avec un peu de chance, elle reconnaitra les doigts agiles de son fils.
Ce soir je vais dormir la fenêtre ouverte,
si la nuit est calme, je pourrai vous entendre.
Ou peut-être mourir de froid.
Mais,
ne le prends pas mal,
j'aimerais retarder l'échéance.
Mon fils, Lilo, débute à la guitare,
et, tu comprendras,
j' ai promis de l'accompagner un peu.
Il y a donc une étoile de plus dans le ciel.
Une belle étoile.
Belle comme cette jeune fille sur la photo,
qui prend la pose au creux de la vallée.
Une raison de plus de lever les yeux.
Car ici bas, depuis ton départ, c'est pas brillant.
Mais on s'accroche.
A de petites choses.
Comme Mia qui me disait l'autre jour qu'elle ne croyait pas au Bon Dieu,
mais au Père Noël.
Comme son père.
Et aux étoiles.
Trudy, tout jeune groupe de Leeds, (à peine un an d'existence), délivre au compte gouttes des petites merveilles de trash-pop, enrobées d'images faites maison, dans les rues, sur (et sous) les ponts de leur ville natale. Un petit air d'Undetones qui n'est pas pour me déplaire (sans doute cette voix atypique). Mais les références s'arrêtent là. De la belle jeunesse. De la belle promesse.
Il suffit d'un déclic, en l'occurence Ny Odus et Kamasi Washington, découverts par hasard,
et toutes les plus suaves mélopées addictives affluent vers mes oreilles, fatiguées du vacarme ambiant, mais réjouies de vibrer derechef.
Comme s'il avait fallu que deux (très) jeunes canadiens donnent des nouvelles pour que nos orteils se tortillent à nouveau. She-Devil.
ils ne sont que deux,
donc,
mais il n'en faut pas plus. "Come",
chante Audrey Ann
"J'arrive", lui répond l'homme à la valise
(pleine de machines douteuses)
Kyle Jukka.
Toute une histoire.
Elle, 90's, avec un "je ne sais quoi" de Hope Sandoval,
et lui, 50's avec un Dick Dale au bout des doigts.
Il viennent tout droit de Montréal,
dans un grand Boeing bleu de mer.
Ils sont fichtrement les bienvenus.
Il s'en est passé de belles depuis juillet.
Et pourtant: silence radio.
Mon Blog 96 chéri qui s'éteint à petit feu.
Comme celle qui ne reconnait plus ma voix (et qui m'a pourtant appris mes premiers mots).
Alors, en cette journée commémorative d' un week-end où de nombreuses vies innocentes se sont envolées,
Et parmi elles (mais loin de la terreur qui frappait la capitale) celle qui m'a donné le jour,
je décide d'appuyer à nouveau sur play.
Play blessures, comme disait Bashung (vs Gainsbourg).
Un baume sur nos coeurs.
Un pansement.
Pour reprendre la route.
Un sparadrap de presque 6 minutes
(il fallait bien ça): Ny Odus & Kamasi Washington, The Rhythm Changes.
Le rythme doit changer, en effet.
Passons la vitesse supérieure.
Professor Longhair, grande figure du blues de la Nouvelle Orléans et son fameux Big Chief (ici, part 2),
d'une incroyable modernité.
Pour preuve, Lily Allen l'a allègrement samplé, 42 ans plus tard, sur son Knock'Em Out
(mais on pardonne tout à cette petite puce biberonnée par Joe Strummer.
Surtout d'avoir si bon goût).
Et qui d'autre que ce bon Professor pour siffler si bien ce joyeux refrain?
(la regrettée Micheline Dax, peut-être, dans un autre registre.
Big Chief, elle aussi).
Bref,
le Professor Longhair, pour un été sautillant.
(Si, par cette chaleur, vos jambes ne sont pas trop lourdes).
Alors que j'avale du bitume (toute la sainte journée),
sous un soleil de plomb
au delà du raisonnable,
(et des normales saisonnières),
l'auto-radio bas de gamme qui caractérise l'équipement de mon Opel Zafira familial
(deutsch qualität),
essaie,
tant bien que mal,
de me distraire
de la moiteur
de mon trajet.
Soudain,
alors que je me liquéfie sur la croute de cuir (de mon Opel Zafira familial),
il lui vient l'idée de mettre à jour le répertoire des indispensables de l'été!
C'est radio nova qui propose:
En 1955, Jerry Leiber et Mike Stoller signent ce tube inspiré par un bouiboui qui existait vraiment à Los Angeles, situé pas loin d'un puits de pétrole. L'histoire d'un type qui tombe raide dingue de la femme du patron de ce café. Du rhythm'n blues qui sent la sueur, la langueur, la moiteur de notre été.
Retour en Espagne, où nous avions laissé The Hind (les belles madrilènes),
pour découvrir leurs voisins de palier: The Parrots.
Ils sont désormais à la péninsule ibérique ce que The Black Lips sont à l' Etat de Géorgie:
un cadeau (des dieux), pour certains,
une infection(virale), pour d'autres.
Quoiqu'il en soit, la révélation excitante du moment.
La sortie récente de leur premier EP (Weed For The Parrots),
et la tournée hors frontières qui s'en suit,
placent les joyeux perroquets en tête de gondole des événements jouissifs et incontournables de vos vacances.
Cette fois c'est sûr, l'été sera chaud.
Ils ont baptisé leur groupe Algiers, mais sont originaires d'Atlanta. Amérique du nord, donc, plutôt qu'Afrique du nord. Allez savoir...
Ils pratiquent dans le même ordre d' idées l'art et la manière de brouiller les cartes.
De sortir, par la même occasion, des sentiers battus.
Sont politiquement engagés, voire enragés (plus proches du MC5 que de Nicolas Hulot).
Développent sur chacun des titres de l'album à paraître (2 juin, sortie oficielle) une soul-punk qu'ils définissent eux-même de post-word-beat.
Peu importe, ça frise le génie.
C'est leur seul défaut.
Si vous trouvez mieux,
faites moi signe.
Bonne chance.
J ( Justin) Fernandez, originaire des Philippines,
vivant à Chicago,
cartographe de métier,
occupe ses loisirs à déconstruire de jolies petites chansons pop,
pour en faire de jolies petites choses baroques,
quelque peu psychédéliques,
un tantinet lo-fi
(par goût ou faute de moyens,
L'avenir nous le dira).
il s'agissait de placer "tantinet" dans le texte pari gagné pas simple
"That's love",
premier extrait de "The Good Fight",
album à paraître en mai,
de l'excellent Oddisee,
MC et beatmaker de Washinton,
hautement influencé par la soul music et le jazz,
ainsi que par des artistes issus de la scène East Coast
tels que A Tribe Called Quest.
Bien qu'aussi à l'aise en culture Hip Hop
que David Guetta en guitares Telecaster (série L),
j'avoue une certaine addiction pour l'ensemble des productions (old school) de ce brave homme.
Donc voilà, Milky Wimpshake,
de Newcastle.
En activité depuis les 90's,
et déjà sept albums au compteur...
Un nouveau manifeste à venir (avril 2015, nous y sommes) "Encore un effort",
avec un programme bien définit: "Le révolution politique".
Dans (à peu près) la langue de Molière.
Ce message nous est donc destiné.
Les bons conseils, d'où qu'ils viennent,
sont bons à prendre...
Il y a urgence.
Battons la mesure,
pour qu'elle soit adoptée (par tous).
Bon. Le week-end approche à grands pas.
Il s'agirait d'aller à l'essentiel.
Une joyeuse bande
de joyeuses jeunes filles, Hinds (lo-fi garage band from spain, ou, si vous préférez, un orchestre de jeunes espagnoles qui jouent très mal de la guitare, mais avec conviction)
n'hésite pas à nous remettre du "Gabba Gabba Hey!"
à tue-tête,
sur le joyeux refrain de leur dernier enregistrement: Davey Crockett.
Qui n'est autre qu'une reprise, à la lettre, des bons vieux Thee Headcoats (and thee Headcoatees), du brave Billy Childish.
Et ça me met en joie.
Elles l'ont bien cherché.
Web.
C'est le nouveau titre des "excellents" Thee Oh Sees.
Dont je suis les aventures depuis de nombreux épisodes.
Jamais déçu.
Certains les proclament "meilleur groupe de rock'n roll du monde".
On a dit ça de U2, aussi.
Hum, hum.
Taisons-nous.
Et laissons parler la poudre.
Les amis de Richard ont de bonnes idées. Que je leur vole. Sans vergogne. Comme celle d'écouter The John Steel Singers. Groupe australien, enjoué, qui taquine le krautrock comme le rock psyché, version côte ouest. Un mélange pas évident en soi. Et pourtant rien de plus évident que ce "State of Unrest", qui file droit, et pour un certain temps,
et qui fera bien mon lundi.
Et qui sait, les prochains lundi,
des prochaines années.
Il y a plus con comme idée.
Pas sûr qu' on me la vole.
On connait surtout The Strange Boys, groupe originaire du Texas (Austin), depuis que les fantastiques Houserockers ont magistralement transcendé leur single, Be Brave, sur les scènes de France et de Navarre, (mais surtout du grand Est, à vrai dire...).Ce qu'on sait moins, c'est que Be Brave était l'arbre qui cachait la forêt. Seulement trois albums au compteur, mais chacun rempli de hits imparables. Comme ce "Punk's Pajamas" (2011) qui, en ce dimanche ensoleillé, devrait nous encourager à limiter le programme de cette journée à son pur essentiel: Pas bouger.
Ou alors très peu.
Taper du pied.
Et encore.
Sonny Smith, artiste multicarte (plasticien, écrivain, musicien), originaire de San-Fransisco, forme en 2007, avec quelques membres de The Fresh & Onlys et de Thee Oh Sees, Sonny & the Sunsets. Comparé à Jonathan Richman (comme tant d'autres, mais pour le coup la parenté semble évidente...) et considéré comme le père fondateur du renouveau garage pop de la côte Ouest, il collectionne les tubes avec décontraction et bonne humeur, comme sur l' entêtant Green blood (2013), petite scie "Velvetienne" à souhait. Son nouvel ouvrage, "Talent Night at The Ashram", tout juste sorti du four (16/02/2015), devait être à l'origine une série de courts métrages formant un film complet, jusqu'à ce qu'il décide d'en faire un album. Il y a sans doute une bonne raison. Qu'il nous faudra découvrir chez notre disquaire préféré.
Rituel. Le NME prépare notre week-end et nous propose, parmi la brochette d'élus, ce jeune Duo londonien, Formation, un pied dans le passé quand le reste du corps gigote vers le futur...annonce-t-il. Avec, une pointe de cowbell (cloches) bien venue, qui nous rappelle les grandes heures d' LCD Soundsystem. C'est vous dire l'ambiance. Aucun génie, certes, mais les bons plats sont souvent les plus simples. Avec de tels ingrédients, du goût, et un peu de savoir faire, ils pourraient bien remplir la salle. Voire multiplier les services. Une jeune adresse. Recommandée.
Un peu de douceur dans un monde de brutes (et ça n'est, définitivement, plus une image...)
Il fallait bien commencer l'année par une nouveauté, afin d'augurer un avenir paisible fait de promesses, d'espoir et de mélodies addictives (on peut rêver). On n'est pas loin du compte avec ce nouvel album de Tigercats, jeunes pousses de l'Est Londonien, qui, pour illustrer ce "Junior Champion" bien senti, enregistrent les images de leur clip à domicile, devant leur aquarium rempli de fruits frais et d'eau pétillante. Des gens simples.
Ca n'efface en rien l'insupportable actualité de ce début d'année.
C'est juste un pansement. De 3 minutes 30. C'est déjà ça.
Il est content. (photo)
Il a fait son bilan.
Il a tout bien noté.
Les tubes revigorants,
Les hits implacables,
Les surprises,
Les vieux amis,
Les jeunes pousses,
de janvier à décembre...
Tous.
Ils les a tous réunis dans un tuyau long comme ça.
Et qui pourrait bien distraire un réveillon
qui s'annonce d'un calme désolant.
Pour vous aussi?
Allons,
la torpeur n'est pas le genre de la maison.
Nous allons claquer les talons de nos godillots
sur ces ritournelles et autres scies de grand cru.
Car 2014 fut un grand cru.
Ca s'entend.
Ca se partage.
Il est content. (photo).
(...en cliquant délicatement sur le lien Soundcloud, en haut, à gauche, vous découvrirez, non loin, la tracklist de cette joyeuse compile. Ca fait toujours plaisir.)
Apres un longue période laborieuse, et à défaut de dénicher sur la toile (lors de mes rares escapades virtuelles) les pépites hivernales qui devaient enchanter nos esgourdes avant de découper la dinde, je suis tombé amoureux d'une petite perle (eh oui, mec) dès les premiers mots susurrés. Claudine Longet.
Un mystère comme je les aime.
A l'heure où la production musicale planetaire se résume aux vaines tentatives de groupes boutonneux (et boutonnés jusqu'au cou), portant fièrement une barbe de chasseur (de grizzli), et pianotant, sur des mini synthés analogiques, des mélodies sirupeuses et gluantes, il s'avère nécessaire de revenir à nos fondamentaux. Une (vrai) mélodie. Une voix (à faire se pâmer un attelage de rennes). Et, puisque c'est Noël, quelques violons (qui tourbillonnent comme un zéphyr emportant une nuée de flocons. C'est beau). Claudine Longet. Snow
Française d'origine (ça s'entend, et ça ajoute au charme de l'entreprise, qui n'en manquait déjà pas...) et danseuse aux Folies Bergères...à Las Vegas.
Où elle rencontre Andy Williams, qui sera pour elle (avec moins de succès, certes) ce que sera Lee Hazlewood pour Nancy Sinatra, un miracle.
Elle enregistre une flopée d'albums (gorgés d'adaptations des hits de l'époque).
Apparait aux côtés de Peter Sellers dans le film "The Party".
Se sépare de son pygmalion pour s'amouracher d'un champion de ski, qui disparait tragiquement.
(elle sera condamné à trente jours de prison pour homicide involontaire, hum,hum),
Se marie avec son avocat.
Un destin.
Appelons de nos voeux cette neige qui tarde à recouvrir nos chaumières.
Si noël blanc il y a,
en voici la bande-son.
En douceur.
Je giflerai quelques barbus dès janvier.
C'est la trêve.
Décidément, les meilleures nouvelles nous viennent de Melbourne, cet automne!
Ce jeune trio, qui annonce la sortie imminente d'un premier opus par un réjouissant single, O'Clock, mérite bien sa place dans le top ten des belles promesses de novembre.
Publié fin octobre.
La bande son d'Halloween, en quelque sorte.
Et des fêtes de fin d'année, assurément, si l'album est du même tonneau.
Leur nom: ScotDracula.
Ca fait froid dans le dos.
Bon, voilà.
La pluie prend le dessus,
et les températures passent en dessous...
Comme si l'automne, qui occupe tardivement le terrain,
nous jouait un mauvais tour...
Allons, allons...
Il va falloir nous ressaisir.
Et montrer à l'hiver, qui s'impatiente déjà,
qu'il nous reste encore des ressources, et de l'énergie par paquets.
Il se pourrait même qu'on occupe les places de la ville
en criant à tue-tête ce refrain gorgé de vitamines C: Back to you, par Twerps (band from Melbourne).
C'est tout bête,
tout nouveau,
tout chaud...
Et ça fait fichtrement l'affaire, non?
Allez,
tous, comme un seul homme,
rangeons nos laines polaires,
chaussons nos wayfarer.
il est trop tôt pour claquer des dents.
L'invention de la stéréo par Alan Blumlein.
Où l'on constate que notre ingénieur et ses joyeux comparses
n'avaient pas grand chose à dire.
L'enregistrement fut effectué aux studios Abbey Road.
Où, plus tard, d'autres joyeux drilles,
qui avaient davantage d'idées, enregistrèrent Sgt Pepper's...
En mono.
La technologie ne fait pas tout.
Pour ceux qui en doutaient encore.
Down by the Jetty (premier album de Dr Feelgood)
fut enregistré en mono, également.
Quant à Shaka Ponk, ils continuent à sévir en stéréo.
Mais là, tout le monde s'en fout.