Night on Earth.
Une écriture délicieusement alambiquée, qui me rappelle celle d'un Paddy Mc Alloon (prefab sprout, période swoon), ou, plus proche de nous, celle de l'immense King Krule (toutes périodes confondues, puisque toujours, toujours, très inspiré).
Il s'agit de M. Jacob Read, aka Jerkcurb.
Solitaire Londonien de premier choix.
Et comme ses (rares) camarades de jeux, ses douces complaintes,
éthérées et obsédantes,
sont devenues rapidement virales,
jusqu'à hanter chacune de mes nuits étoilées
(pour le meilleur),
et moites
(pour la saison).
Bosco Rogers.
Duo de Brighton,
ou de Rouen,
ou des deux.
Pas très clair.
Nouvel album, Post Exotic, enregistré pour moitié en Angleterre, le reste en France,
puis mixé à New York.
Pas très stables.
Des fourmis dans les jambes.
Et c'est, dès la première écoute, hautement contagieux.
La bande-son parfaite d' un bel été.
(Comme si Odelay deBeck avait été trempé dans un chaudron
rempli par le vinyle fondu d'un lot de compilations Nuggets,
si je peux me permettre)
Ce duo pourrait bien faire danser les filles autour de vous,
tout l'été (pour le moins).
Faites-en des amis.
Bosco Rogers.
Duo de Brighton,
ou de Rouen,
ou des deux.
Pas très clair.
Nouvel album, Post Exotic, enregistré pour moitié en Angleterre, le reste en France,
puis mixé à New York.
Pas très stable.
Des fourmis dans les jambes.
Et c'est, dès la première écoute, hautement contagieux.
La bande-son parfaite d' un bel été.
(Comme si Odelay deBeck avait été trempé dans un chaudron
rempli par le vinyle fondu d'un lot de compilations Nuggets,
si je peux me permettre)
Ce duo pourrait bien faire danser tout l'été,
pour le moins,
les filles autour de vous.
Faites-en des amis.
Avec une effroyable actualité,
qui ravive sans cesse la douleur d'une époque cernée par la peur,
et cette désolante impression que les quelques notes de musiques, glanées ça et là,
ne suffiront plus à nous réjouir, le temps d'une valse,
le temps d'un couplet,
le temps d'une étreinte,
ce blog peine, davantage de jour en jour, à se conjuguer au présent.
D'autant que les mauvaises nouvelles se ramassent à la pelle.
Comme la perte d'un morceau de jeunesse,
d'un déglingué de la première heure,
de celui qui, avec l'aide de son ami Martin Rev, depuis New York,
allait participer copieusement, au mitan des années 70, à poser les bases d'un élan arty, noisy, et quoiqu'on en dise, rock'n roll: le punk,
dans lequel nous allions nous engouffrer sans retenue, agrippés à cette bouée qui allait nous sauver de la noyade sirupeuse des hits parades de l'époque.
Son nom, Alan Vega.
Car, pour toute ma génération, du haut de nos 18 ans,
et bien que les groupes de l'époque jouaient plus vite et plus fort que leurs ainés,
les vrais punks, c'étaient eux. Alan Vaga (chant), et Martin Rev (machines)
leur duo apocalyptique: Suicide.
Aucune guitare
aucune batterie
des machines (comme Kraftwerk?).
Comment peut-on parler de rock' n roll?
Aucun refrain.
Une seule phrase,
souvent,
répétée en boucle.
La boucle, voilà le maître mot.
Le rock' n roll, ou, ce qu'on appelle aujourd'hui les "musiques actuelles" (la pop, dans ces années là) n 'avait pas encore eu le courage de sortir du carcan couplet, refrain, couplet. Alan Vega balaya tout ça dans grand coup de pompe, pour ne plus jamais y revenir.
Et leurs concerts, dans ces conditions, ressemblèrent davantage à des corridas soniques,
avec mise à mort dans l'arène de l'idole,
réclamée par des gamins pour qui tout allait un peu trop vite.
Une voie sans issue, pensions-nous.
Et pourtant Alan Vega garda le cap,
bon an mal an,
jusqu'à ce triste jour d'été 2016,
ou il décida de raccrocher les gants,
à l'âge de 78 ans.
78,
comme l'année de nos 18 ans.
L'année de tous les dangers.
la boucle est bouclée.
à l'infini.
Hookworm,
le joli nom de ce groupe tout droit sorti de Leeds (UK) aurait pour origine un drôle de petit ver qui grignote les intestins de son hôte.
Charmant.
Cela dit, nous ne sommes pas loin de la vérité.
Bien qu' à l'écoute de ce puissant Radio Tokyo, il semblerait qu'il s'agisse davantage d' uppercut affligé à chaque auditeur au niveau de l'abdomen,
le résultat des courses, somme toute identique, est sans appel:
le K.O.
Alors bien sûr, il n'est pas ici question d'oublier trop vite l' inimaginable perte du week-end,
et la tristesse qui afflige, depuis Minneapolis jusqu'aux recoins les plus sombres du globe, tous ceux qui ont, ne serait-ce qu'une seule fois, dansé sous une pluie mauve,
certes non.
Mais s'il nous faut taper du pied dès lundi, après avoir épuisé le moindre microsillon du petit génie, autant le faire avec vigueur, dans un autre registre, soit, mais avec la même fougue. Afin d'épuiser une fois pour toute, ce sentiment d'injustice qui nous ronge à petit feu, depuis ce début d'année, comme un parasite au creux de l'estomac.
SUNFACE.
Side project d'un petit bonhomme d' à peine 18 ans, Daniel Longmore.
Officiant, il semblerait, dans TRASH, formation dont je sais peu de choses
(indie band originaire de Chesterfield, so what?).
La seule info,
que j'ai réussi à glaner dans mes recherches,
est qu'il a enregistré seul, ces quelques titres,
en quelques heures,
réunis sur son premier EP,
dans chaque pièce de la maison familiale,
exceptés les toilettes.
Quand on en sait si peu,
on se tait.
OK.
Et on écoute.
Et on attend que le soleil entre dans la vie de Daniel,
avec un succès mérité.
Et on attend qu'il se dévoile,
encore,
un peu.
Parce que dans chaque pièce de la maison,
j' écoute inlassablement ses chansons
(exceptés les toilettes).
Ils sont formidables.
Ils nous viennent d'Australie.
Tout comme the Go-Betweens,
ou The Easybeats,
à qui la presse spécialisée les compare
(du moins, elle les situe entre la pop des uns et l'énergie des autres).
J' ai même lu qu'ils pratiquaient un genre de soft punk.
C'est vous dire si je suis capable de perdre du temps, et lire des pavés de sottises pour alimenter ce blog,
Ils se nomment Rolling Blackouts Coastal Fever,
et ils posent parfois leurs amplis (ici un VoxAC30, rendez-vous compte...) sur la branche d'un arbre.
Il ne suffit pas d'avoir fréquenté The Libertines,
de posséder le 06 de Kirsten Dunst,
ou de taquiner les charts Anglais avec son (dispensable) groupe The Razorlight,
pour faire de Johnny Borrell l'homme à suivre.
Bien au contraire.
De bonnes raisons de nous en méfier plutôt.
Mais l'homme est tenace.
Et change de braquet avec une aisance déconcertante,
Puisque, dans une échappée en solo, il crée la surprise,
dépasse ses adversaires,
et emporte l'étape du jour.
Il parvient à m'exciter
les muscles antérieurs droits de chaque jambe,
en un seul titre, Black God,
quand d'autres, à longueur d'albums, me font tout juste bailler, et ceci depuis des mois.
Il y a de l'arrogance, et du panache chez cet homme là.
et un "je ne sais quoi" de Mike Scott (The Waterboys) dans le lyrisme de l'entreprise.
Et ça n'est pas pour me déplaire.
Je crois même que ça me plaît.
Honduras, quartet originaire de...Brooklyn (NYC), décide de reprendre le dossier là où les Strokes l'ont laissé. New York pour point de départ. Urgence et rock'n roll, toujours au menu. Avec une authentique personnalité et des chapelets (de guitares) dedans. Et ça marche. Pour eux (bientôt). Et pour nous, là tout de suite. Pour preuve ce titre, Hollywood, en ouverture d'un EP à paraître (si ce n'est déjà fait) en février. C'est à dire tout de suite. A se procurer, donc, sans attendre.
Twin Peaks Dude.
Originaires de Chicago.
Se sont isolés en pleine nature, dans la maison d'un ami.
Pour enregistrer ce nouvel album.
Entre deux promenades en canoë kayak.
Une idée saine.
Qui a porté ses fruits.
Ils pratiquent, à l'origine, un rock garage plutôt inspiré.
Semblent s'en éloigner sur ce dernier opus.
Pour de bonnes raisons.
La presse évoque les Kinks ou T. Rex,
j'ajouterais, pour rire,
le Bowie de Life On Mars sur le final au piano..
C'est de saison.
Mais hors sujet.
Ces jeunes gars n'y pensent même pas.
Voilà un fichu bon titre.
C'est déjà beaucoup.
Denrée rare de nos jours.
Je trouve.
mercredi, janvier 20, 2016
Nous l'avons tant aimé.
Ettore Scola
(mai 1931-janvier 2016) décidément, une époque affreuse sale et méchante!
Une année qui commence
avec perte et fracas
par la disparition d'un ange,
d' un modèle,
d' un archétype
du rock seventies,
quand il devient complexe, raffiné et théâtral.
David Bowie, le regretté, participa,
entre autre (bien sûr...),
activement,
et avec quel panache,
à l'apogée d'un genre discret devenu majeur sous ses doigts,
le Glam Rock.
Au début des années 70, Il emboita le pas de son ami Marc Bolan sur cette scène peuplée de dandies en équilibre sur platform shoes,
pour développer ce rock sophistiqué (chanté, à la même époque, par Christophe sur les paradis perdus),
puissant et crâneur.
D'autres étoiles filantes transperceront les hit-parades pour y déposer des poussières soniques et sulfureuses, telles que Slade, Suzi Quatro, ou encore Gary Glitter (le bien nommé, et son redoutable Rock'n Roll part 1 & 2).
Il en est un dont l'histoire ne garde qu'un bien tiède souvenir, car sans doute rangé trop vite sur l'étagère au rayon "chanteur populaire pour jeunes filles pré-pubères" (hum) ,
mais qui pourtant eu l'audace de poser sur les plateaux TV (outre manche, dès 1973), un tube immense, au son puissant (ces premières notes!), au rythme tendu et prodigieusement lent, qui invite davantage l'auditeur (auditrice, donc) à se pâmer devant ce Dorian Gray à paillettes, plutôt qu'à envahir le dance floor.
Son nom: David Essex (hum, hum).
Son forfait: Rock On.
Plus que jamais d'actualité car Tortoise,
les héros du post rock from Chicago,
nous gratifient d'une reprise plus qu'honorable
(et pourtant sans l'ombre d'une guitare)
sur leur nouvel album (the Catastrophist, à paraître ce mois-ci)
La boucle est bouclée.
La nouvelle année peut (bien) commencer.
lundi, janvier 11, 2016
DEATH ON MARS
mardi, décembre 29, 2015
Ian Fraser "Lemmy" Kilmister
Motorhead's statement reads: "There is no easy way to say this…our mighty, noble friend Lemmy passed away today after a short battle with an extremely aggressive cancer. He had learnt of the disease on December 26th, and was at home, sitting in front of his favorite video game from The Rainbow which had recently made it’s way down the street, with his family. We cannot begin to express our shock and sadness, there aren’t words."
"We will say more in the coming days, but for now, please…
Année noire,
Si on pouvait recommencer,
rembobiner,
effacer,
mais pas tout..
Ne garder que le meilleur,
et cette année, le meilleur, c'est pas bézef.
C'est encore un peu le souk dans nos têtes,
va falloir ranger ce gourbi fissa.
Heureusement, pour le moral,
on peut toujours compter sur cette petite smala
qui tourne dans nos pattes,
dans un boucan à faire tomber les murs du bled.
N'oublions pas le passé,
multiplions les échanges,
comme notre langue, qui a su s'enrichir
de ses nombreuses rencontres.
La musique aussi,
est faite de ça,
de mélanges.
Mixtapes.
La compile de l'année,
peuplée de caïds,
à écouter au fond de sa guitoune,
avec un volume de mabouls.
allez,
douce France,
Rock the casbah! (...en cliquant délicatement sur le lien Soundcloud, en haut de cette page, à gauche, vous découvrirez, non loin, la tracklist de cette joyeuse compile. Ca fait toujours plaisir.)
Une fois n'est pas coutume.
Du R&B suave et délicat,
ou plutôt de la "soul" si l'on considère ce supplément d'âme qui couvre, tel un nappage de bonté, cette tendre production du trio californien "King".
Elles chantent, écrivent et produisent. Prince en pense le plus grand bien.
Et moi je fond.
Telle une glace italienne en ce mois de décembre.
Après une année épuisante, quand elle ne fut pas dure,
voire (trop souvent) violente,
il nous fallait la bande son d'une quiétude retrouvée.
Si c'est encore possible.
Ces trois jeunes filles chantent,
et c'est comme un cadeau tombé du ciel.
King, c' est leur nom.
Queen, leur statut.