lundi, juin 06, 2016

lundi, mai 02, 2016

Triste planète

Hubert Mounier
(L'Affaire Louis Trio)
sept.1962 / mai 2016

Chic type
triste planète

dansons dessus
longtemps





dimanche, avril 24, 2016

tripes




Hookworm,
le joli nom de ce groupe tout droit sorti de Leeds (UK) aurait pour origine un drôle de petit ver qui grignote  les intestins de son hôte.
Charmant.
Cela dit, nous ne sommes pas loin de la vérité.
Bien qu' à l'écoute de ce puissant Radio Tokyo, il semblerait qu'il s'agisse davantage d' uppercut affligé à chaque auditeur au niveau de l'abdomen,
le résultat des courses, somme toute identique, est sans appel:
le K.O.

Alors bien sûr, il n'est pas ici question d'oublier trop vite l' inimaginable perte du week-end,
et la tristesse qui afflige, depuis Minneapolis jusqu'aux recoins les plus sombres du globe, tous ceux qui ont, ne serait-ce qu'une seule fois, dansé sous une pluie mauve,
certes non.
Mais s'il nous faut taper du pied dès lundi, après avoir épuisé le moindre microsillon du petit génie, autant le faire avec vigueur, dans un autre registre, soit, mais avec la même fougue. Afin d'épuiser une fois pour toute, ce sentiment d'injustice qui nous ronge à petit feu, depuis ce début d'année, comme un parasite au creux de l'estomac.

jeudi, avril 21, 2016





this time



                                                                                                        
it snows in april

dimanche, avril 17, 2016

Here comes the sun



SUNFACE.
Side project d'un petit bonhomme d' à peine 18 ans,
Daniel Longmore.
Officiant, il semblerait, dans TRASH, formation dont je sais peu de choses
(indie band originaire de Chesterfield, so what?).
La seule info,
que j'ai réussi à glaner dans mes recherches,
est qu'il a enregistré seul, ces quelques titres,
en quelques heures,
réunis sur son premier EP,
dans chaque pièce de la maison familiale,
exceptés les toilettes.

Quand on en sait si peu,
on se tait.
OK.
Et on écoute.

Et on attend que le soleil entre dans la vie de Daniel,
avec un succès mérité.
Et on attend qu'il se dévoile,
encore,
un peu.
Parce que dans chaque pièce de la maison,
j' écoute inlassablement ses chansons
(exceptés les toilettes).

lundi, mars 21, 2016

Aussies



Ils sont formidables.
Ils nous viennent d'Australie.
Tout comme the Go-Betweens,
ou The Easybeats,
à qui la presse spécialisée les compare
(du moins, elle les situe entre la pop des uns et l'énergie des autres).
J' ai même lu qu'ils pratiquaient un genre de soft punk.
C'est vous dire si je suis capable de perdre du temps, et lire des pavés de sottises pour alimenter ce blog,

Ils se nomment Rolling Blackouts Coastal Fever,
et ils posent parfois leurs amplis (ici un VoxAC30, rendez-vous compte...) sur la branche d'un arbre.

Sinon,
j'aime bien.

mercredi, mars 02, 2016

Johnny sois bon















Il ne suffit pas d'avoir fréquenté The Libertines,
de posséder le 06 de Kirsten Dunst,
ou de taquiner les charts Anglais avec son (dispensable) groupe The Razorlight,
pour faire de Johnny Borrell l'homme à suivre.
Bien au contraire.
De bonnes raisons de nous en méfier plutôt.
Mais l'homme est tenace.
Et change de braquet avec une aisance déconcertante,
Puisque, dans une échappée en solo, il crée la surprise,
dépasse ses adversaires,
et emporte l'étape du jour.

Il parvient à m'exciter
les muscles antérieurs droits de chaque jambe,
en un seul titre,
Black God,
quand d'autres, à longueur d'albums, me font tout juste bailler, et ceci depuis des mois.
Il y a de l'arrogance, et du panache chez cet homme là.
et un "je ne sais quoi" de Mike Scott (The Waterboys) dans le lyrisme de l'entreprise.
Et ça n'est pas pour me déplaire.
Je crois même que ça me plaît.

vendredi, février 05, 2016

Brooklyn Boogie



Honduras, quartet originaire de...Brooklyn (NYC),  décide de reprendre le dossier là où les Strokes l'ont laissé. New York pour point de départ. Urgence et rock'n roll, toujours au menu.  Avec une authentique personnalité et des chapelets (de guitares) dedans. Et ça marche. Pour eux (bientôt). Et pour nous, là tout de suite. Pour preuve ce titre, Hollywood, en ouverture d'un EP à paraître (si ce n'est déjà fait) en février. C'est à dire tout de suite. A se procurer, donc,  sans attendre.


lundi, février 01, 2016

Bol d'air



Twin Peaks Dude.
Originaires de Chicago.
Se sont isolés en pleine nature, dans la maison d'un ami.
Pour enregistrer ce nouvel album.
Entre deux promenades en canoë kayak.
Une idée saine.
Qui a porté ses fruits.
Ils pratiquent, à l'origine, un rock garage plutôt inspiré.
Semblent s'en éloigner sur ce dernier opus.
Pour de bonnes raisons.
La presse évoque les Kinks ou T. Rex,
j'ajouterais, pour rire,
le Bowie de Life On Mars sur le final au piano..
C'est de saison.
Mais hors sujet.
Ces jeunes gars n'y pensent même pas.
Voilà un fichu bon titre.
C'est déjà beaucoup.
Denrée rare de nos jours.
Je trouve.



mercredi, janvier 20, 2016

Nous l'avons tant aimé.

Ettore Scola
(mai 1931-janvier 2016)


décidément,

une époque affreuse 
sale 
et méchante!

vendredi, janvier 15, 2016

TNT


Une année qui commence
avec perte et fracas
par la disparition d'un ange,
d' un modèle,
d' un archétype
du rock seventies,
quand il devient complexe, raffiné et théâtral.
David Bowie, le regretté, participa,
entre autre (bien sûr...),
activement,
et avec quel panache,
à l'apogée d'un genre discret devenu majeur sous ses doigts,
le Glam Rock.
Au début des années 70,  Il emboita le pas de son ami Marc Bolan sur cette scène peuplée de dandies en équilibre sur platform shoes,
pour développer ce rock sophistiqué (chanté, à la même époque, par Christophe sur les paradis perdus),
puissant et crâneur.
D'autres étoiles filantes transperceront les hit-parades pour y déposer des poussières soniques et sulfureuses, telles que Slade, Suzi Quatro, ou encore Gary Glitter (le bien nommé, et son redoutable Rock'n Roll part 1 & 2).

Il en est un dont l'histoire ne garde qu'un bien tiède souvenir, car sans doute rangé trop vite sur l'étagère au rayon "chanteur populaire pour jeunes filles pré-pubères" (hum) ,
mais qui pourtant eu l'audace de poser sur les plateaux TV (outre manche, dès 1973), un tube immense, au son puissant (ces premières notes!),  au rythme tendu et prodigieusement lent, qui invite davantage l'auditeur (auditrice, donc) à se pâmer devant ce Dorian Gray à paillettes, plutôt qu'à envahir le dance floor.
Son nom: David Essex (hum, hum).
Son forfait: Rock On.





Plus que jamais d'actualité car Tortoise,
les héros du post rock from Chicago,
nous gratifient d'une reprise plus qu'honorable
(et pourtant sans l'ombre d'une guitare)
sur leur nouvel album (the Catastrophist, à paraître ce mois-ci)
La boucle est bouclée.
La nouvelle année peut (bien) commencer.

mardi, décembre 29, 2015

Ian Fraser "Lemmy" Kilmister

Motorhead's statement reads: "There is no easy way to say this…our mighty, noble friend Lemmy passed away today after a short battle with an extremely aggressive cancer. He had learnt of the disease on December 26th, and was at home, sitting in front of his favorite video game from The Rainbow which had recently made it’s way down the street, with his family. We cannot begin to express our shock and sadness, there aren’t words."

"We will say more in the coming days, but for now, please…
play Motörhead loud, 
play Hawkwind loud, 
play Lemmy’s music LOUD. 
Have a drink or few. 
Share stories. 
Celebrate the LIFE this lovely, 
wonderful man celebrated so vibrantly himself."

lundi, décembre 28, 2015

Putain d'année



Année noire,
Si on pouvait recommencer,
rembobiner,
effacer,
mais pas tout..
Ne garder que le meilleur,
et cette année, le meilleur, c'est pas bézef.
C'est encore un peu le souk dans nos têtes,
va falloir ranger ce gourbi fissa.
Heureusement, pour le moral,
on peut toujours compter sur cette petite smala
qui tourne dans nos pattes,
dans un boucan à faire tomber les murs du bled.
N'oublions pas le passé,
multiplions les échanges,
comme notre langue, qui a su s'enrichir
de ses nombreuses rencontres.
La musique aussi,
est faite de ça,
de mélanges.
Mixtapes.
La compile de l'année,
peuplée de caïds,
à écouter au fond de sa guitoune,
avec un volume de mabouls.
allez,
douce France,
Rock the casbah!
(...en cliquant délicatement sur le lien Soundcloud, en haut de cette page, à gauche, vous découvrirez, non loin, la tracklist de cette joyeuse compile. Ca fait toujours plaisir.)

samedi, décembre 26, 2015

ÂME SENSIBLE

Une fois n'est pas coutume.
Du R&B suave et délicat,
ou plutôt de la "soul" si l'on considère ce supplément d'âme qui couvre, tel un nappage de bonté, cette tendre production du trio californien "King".
Elles chantent, écrivent et produisent.
Prince en pense le plus grand bien.
Et moi je fond.
Telle une glace italienne en ce mois de décembre.
Après une année épuisante, quand elle ne fut pas dure,
voire (trop souvent) violente,
il nous fallait la bande son d'une quiétude retrouvée.
Si c'est encore possible.

Ces trois jeunes filles chantent,
et c'est comme un cadeau tombé du ciel.
King, c' est leur nom.
Queen, leur statut.

mardi, décembre 15, 2015

Douce nuit

Hello, Pipo,
fratello mio,
fichu anniversaire, que celui-ci.
Et cette année, particulièrement.
Je ne t'apprends rien, tu as eu de la visite, il y a peu.
J'espère que tu as rangé ta chambre.
j'espère aussi qu'elle te reconnaitra, là où tu es.
Car ici, il n'y avait plus personne de connu dans ses yeux.
Prends ta guitare, joue lui un air.
Peu importe.
Avec un peu de chance, elle reconnaitra les doigts agiles de son fils.
Ce soir je vais dormir la fenêtre ouverte,
si la nuit est calme, je pourrai vous entendre.
Ou peut-être mourir de froid.
Mais,
ne le prends pas mal,
j'aimerais retarder l'échéance.
Mon fils, Lilo, débute à la guitare,
et, tu comprendras,
j' ai promis de l'accompagner un peu.
Il y a donc une étoile de plus dans le ciel.
Une belle étoile.
Belle comme cette jeune fille sur la photo,
qui prend la pose au creux de la vallée.
Une raison de plus de lever les yeux.
Car ici bas, depuis ton départ, c'est pas brillant.
Mais on s'accroche.
A de petites choses.
Comme Mia qui me disait l'autre jour qu'elle ne croyait pas au Bon Dieu,
mais au Père Noël.
Comme son père.
Et aux étoiles.

Je vous embrasse tendrement.

Teenage Kiks

Trudy, tout jeune groupe de Leeds, (à peine un an d'existence), délivre au compte gouttes des petites merveilles de trash-pop, enrobées d'images faites maison, dans les rues, sur (et sous) les ponts de leur ville natale. Un petit air d' Undetones qui n'est pas pour me déplaire (sans doute cette voix atypique). Mais les références s'arrêtent là. De la belle jeunesse. De la belle promesse.

vendredi, décembre 04, 2015

Je reviendrai à Montréal















Il suffit d'un déclic, en l'occurence Ny Odus et Kamasi Washington, découverts par hasard,
et toutes les plus suaves mélopées addictives affluent vers mes oreilles, fatiguées du vacarme ambiant, mais réjouies de vibrer derechef.
Comme s'il avait fallu que deux (très) jeunes canadiens donnent des nouvelles pour que nos orteils se tortillent à nouveau.
She-Devil.
ils ne sont que deux,
donc,
mais il n'en faut pas plus.
"Come",
chante Audrey Ann
"J'arrive", lui répond l'homme à la valise
(pleine de machines douteuses)
Kyle Jukka.
Toute une histoire.

Elle, 90's, avec un "je ne sais quoi" de Hope Sandoval,
et lui, 50's avec un Dick Dale au bout des doigts.
Il viennent tout droit de Montréal,
dans un grand Boeing bleu de mer.
Ils sont fichtrement les bienvenus.



vendredi, novembre 27, 2015

Mémoire

Il s'en est passé de belles depuis juillet.
Et pourtant: silence radio.
Mon Blog 96 chéri qui s'éteint à petit feu.
Comme celle qui ne reconnait plus ma voix (et qui m'a pourtant appris mes premiers mots).
Alors, en cette journée commémorative d' un week-end où de nombreuses vies innocentes se sont envolées,
Et parmi elles (mais loin de la terreur qui frappait la capitale) celle qui m'a donné le jour,
je décide d'appuyer à nouveau sur play.
Play blessures, comme disait Bashung (vs Gainsbourg).
Un baume sur nos coeurs.
Un pansement.
Pour reprendre la route.

Un sparadrap de presque 6 minutes
(il fallait bien ça):
Ny Odus & Kamasi Washington,
The Rhythm Changes.
Le rythme doit changer, en effet.
Passons la vitesse supérieure.

Puisqu' il reste de la route.