samedi, septembre 27, 2014

Hiver rigoureux, les Anglais envoient du bois















Mazes, "Salford".

Trio anglais (Manchester), troisième album (Wooden Aquarium) enregistré au nord de New York par Jonny Schenke, le producteur de Parquet Courts.
Et ça s'entend.
Même intensité nerveuse, même insistance sur quelques notes tendues...bref, la joie de vivre au creux du sillon.
Mais comment pouvait-il en être autrement, puisque cet album a été enregistré dans des conditions climatiques extrêmes: victimes d'une tempête de neige, les trois Anglais se retrouvent bloqués pendant 15 jours dans le studio, obligés de déneiger les accès à la pelle et surtout de jouer dans des conditions rigoureuses, privés de distractions aux alentours (photo, Jonny à la tâche).

A l'écoute, on en déduit qu'il s'agit de conditions idéales pour graver de bonnes choses. Exemple à suivre.

(Les images du clip proviendraient-elles d'une soirée au fond d'un club de Salford?
Auquel cas, cette ville mérite le détour)

samedi, septembre 13, 2014

Punk 's dead



Le Punk est mort.
L'idée que j'ai pu m'en faire.
Une grande idée,
quand elle est incarnée par un grand monsieur.
Putain de mauvaise nouvelle.
Incroyable.
Insensée.
Injuste.
Saloperie de mauvaise nouvelle.

L'ami Schultz a tiré sa révérence hier au soir.
L'ami Schultz a posé sa guitare.
Il l'avait rarement fait ses trente dernières années. Cette fois il l'a posée. Et on ne lui en voudra pas. Personne comme lui n'aura autant râpé ses doigts sur des cordes à travers tout le pays, quelles que soient les conditions, sans ne jamais baisser d'intensité. Pour la bonne cause. Le Punk. Le rock'n roll. Le plus rock'n roll des groupes punk, et le plus punk des groupes rock'n roll. Il aimait cette définition qu'on avait donné de Parabellum. Elle pouvait également résumer tout ce qu'il avait entrepris. Depuis les GTI'S, à la fin des années 70 (on s'est connu à cette époque, nous croisions le fer, dans nos groupes respectifs sur les scènes locales, avant qu'il ne décide d'en découdre à Paris, avec la scène alternative balbutiante), jusqu' au Dr Schulz Expérience récemment. Fuck!
Son sourire, sa voix, sa gentillesse indéfectible vont nous manquer. Les nombreux disques restent. Quelques vidéos et une foultitude de souvenirs en mémoire aussi. Mais ce week-end un grand monsieur nous a quitté.
Irremplaçable.
On t'aime Schultz,
où que tu sois.

vendredi, août 29, 2014

le retour du grand blond


Only Real nous revient avec un extrait de son premier album. Il s'était déjà fait remarquer en octobre 2013 avec un EP (4 titres) épatant (souvenons-nous).
Et bien, ce jeune poulain d'outre manche tient ses promesses, et sera sans doute en tête des prochaines courses de la rentrée.
Misez vos chèques déjeuner,
misez tout.
Vous ne serez pas déçu.
Ça sent le gueuleton!

mercredi, août 27, 2014

perdu de vue

Qui s'en souvient?
Day One.

Ce duo de prolos venus de Bristol, qui à l'aube des années 2000 signait sur le label de Massive Attack (Melancolik), pour un premier album épatant.
Avec une certaine nonchalance,
ils firent preuve d'un talent indiscutable
pour enfiler les perles sur les deux faces d'un même album.
Et jetèrent à la face du monde (avant de disparaître) ce single imparable,
In Your Life.
Comme si Mike Skinner (The Streets) avait trempé ses histoires en bitume dans la marmite des Byrds (période Turn! Turn! Turn!),
sans que ça gène.
Bien au contraire.
En ce grand jour de Braderie,
sous un ciel menaçant,
A quoi bon mettre le nez dehors.

Tout doit disparaître.
Soit.
Demain est un jour nouveau.
Day one, in your life.

jeudi, août 21, 2014

Et si ce soir on dansait le dernier slow

Bon, l'actualité étant ce qu'elle est..
A savoir, peu réjouissante...
Quand elle ne baigne pas les deux pieds dans l'horreur...
Il serait bon de nous remémorer quelques grands préceptes, annoncés par le King,
puis repris avec maestria par le bon Billy Swan,
qui,
après avoir proposé ses services (I Can Help), tout en caracolant à la tête des charts du monde entier,
nous encourageait, dans l'adversité, à trouver un terrain d'entente: Don't be cruel
Ecoutons, un instant, cet appel à la raison.

Tant de beauté m'émeut.

Je possède ce 45t.
Je peux me déplacer pour vos soirées.




dimanche, août 17, 2014

Qui c'était celui-là?























Un chouette type, comme on disait à l'époque.
Et l'époque, c'était les années 70.
Quant ce petit rondouillard a déposé sur nombre de nos platines ce petit ovni (objet vinylique non identifié) qui ne ressemblait, donc, à aucun autre...et qui faisait rudement plaisir à entendre.
De la chanson...
mais pas seulement...
Rythmée,
mais pas seulement...
Un brin baba cool,
mais pas seulement...
Il n'y a qu'à entendre les guitares énervées, et combien inspirées, du grand Claude Engel (revu, et félicité, précisément pour ce disque, Qui c'est celui-là, il y a peu, en concert aux côtés de...Sylvie Vartan),
Bref,
Un album intemporel,
réclamé, cette semaine encore, par mes trois gones,
sur les routes du Jura.
C'est vous dire combien l'annonce de sa disparition, m'a désagréablement surpris, et attristé.
Allez savoir pourquoi, cet homme a,
dans ma discothèque,
et sur les routes du Jura,
une place à part.

jeudi, août 07, 2014

Good Day Sunshine



45 en verlan...
hum,hum...
être né en 1960, ça ne rajeunit plus personne aujourd'hui...
Merci à ceux qui ont eu une pensée.
Très touché
(mais pas coulé).
Love

dimanche, juillet 27, 2014

Le Dernier Roi d'Ecosse



En voilà une étrange affaire. Un homme, écossais d'origine (ça a son importance) écrit, enregistre et publie des albums depuis la fin des années 90. En toute discrétion puisque son oeuvre n'avait jamais, encore, frôlé le bord de mes oreilles, qui, pourtant, perçoivent le moindre mouvement d'air (populaire). Et, bien qu'après une écoute attentive de ses dernières productions, rien ne m'encourage vraiment à l'adoption, je me dois de reconnaître que ce brave écossais (ça a son importance) a su retenir toute mon attention.
Sur un titre.
Un seul.
Le dernier.
Qui, en fait, est une commande des prochains jeux du Commonwealth. Jeux qui ont eu lieu l'an passé en Inde, qui auront lieu l'an prochain en Australie, et qui ont lieu cette année en...Ecosse.
Et, pour King Creosote, ça a son importance.
Puisqu'il écrit, pour l'occasion, un de ses meilleurs titres.

dimanche, juillet 13, 2014

futur proche



Bon, ben voilà...les Daltons du Queens ont tous mordu la poussière, et ce week-end, qui n'en finit plus d'arroser nos cuirs ramollis, nous apporte, enfin, quelques notes enjouées. Balancées par de jeunes gens à peine sortis de la puberté, cette ballade énergique inspirée par leurs tendres années a réussi en quelques mots à me retourner comme une crêpe (et pourtant je fais mon poids):
Il s'agirait d'un amoureux transi à qui la douce convoitée annonce qu'elle a décidé
de couper sa frange...
(Du moins d'après ma traduction approximative, dont je me contente bien...)
Cette perspective le trouble.
Je partage.

Ce tout jeune orchestre se nomme Radiator Hospital.
Je ne sais pas pourquoi.

samedi, juillet 12, 2014

NO FUTURE

Le batteur et producteur Tommy Ramone, dernier survivant des membres fondateurs des "Ramones", est mort vendredi à New York.


Triste nouvelle pour ceux qui, comme moi, se sont fait dépuceler les esgourdes par ce furieux combo punk du mitan des années soixante-dix
(premier album, 1976).
Mais la bonne nouvelle, qui apaisera nos inquiétudes grandissantes quant à la perspective d'un dernier voyage pour l'éternité:
Ennui total au paradis,
les Ramones se reforment en enfer!
The place to be. 
Hey, ho, let's go!

mercredi, juin 04, 2014

Tom Tom Club




























Tom Vek.
Ce jeune Londonien peu prolixe (4 à 6 ans séparent chacun de ses albums), a souvent étonné son monde par ses productions electro-pop-lo-fi bien senties qui embarquent chaque client, sans en avoir l'air, un peu partout et nulle part à la fois, dans des lieux étranges mais familiers, où il fait toujours bon vivre (et taper du pied, à l'occasion). Et c'est sans doute ce "je ne sais quoi" qui a su convaincre quelques uns de ses nombreux fans tels que MGMT ou encore Metronomy. Un nouvel album et un concert à la Flèche d'Or (pour les Franciliens). Et tout ça en Juin. Ca fait beaucoup pour un jeune Londonien peu prolixe.

lundi, mai 26, 2014

Missisippi burning
































Comme toutes les tentatives de discréditer la belle Marine lui ont tout juste permis d'exploser les scores aux européennes récentes, je propose une méthode très peu usitée par nos élus (pourquoi un tel oubli?..) mais qui peut faire son effet: lui demander de s'en aller. Mais poliment. (Comme l'avait fait The Beat pour Margaret thatcher, à une autre époque, souvenons-nous). Par le biais d'une chanson susurrée à son oreille (par un homme de couleur, hum, hum... certes ) qui pourrait la convaincre de quitter les lieux.  Comme elle m'a convaincu. Puisque j'ai failli quitter la ville, à la première écoute ce matin, et qu'un sympathique voisin m'a gentiment raisonné alors que je pénétrais dans mon Opel Zafira en pyjama.
R.L. Burnside, "Please don't stay" ("S'il vous plaît, allez-vous-en").
La solution aux maux du jour.
Le blues du Mississippi.
Le vrai remède.

samedi, mai 03, 2014

Saturday Night Fever






















Un léger coup d'oeil dans le rétro, avant d'aborder votre week-end entre amis.
On vous trouve drôle (souvent),
élégant (les bons jours),
voire de bonne compagnie (un verre à la main).
Avant d'aller faire le beau sur la terrasse du village,
sachez apprécier cette carte postale envoyée par quelques amis en goguette, qui, en terme d'entertainment, savaient placer la barre à la bonne hauteur.
Autant dire très haut.
Libre à vous de cirer vos souliers,
ou de rester chez vous.
Vous voilà prévenu.
Les grands jouent dans cette cour là.

En 1965, accompagné par l'orchestre de Count Basie, le Rat Pack s'en donne à coeur joie.
Frank Sinatra, Sammy Davis Jr., Dean Martin, Johnny Carson au sommet.

La cool attitude!

jeudi, avril 24, 2014

Power Mac



















Cette petite chanson a croisé plusieurs fois mes oreilles lors de mes parcours alambiqués sur la toile, à la recherche de la mélopée du bonheur. Le (tout jeune) bienfaiteur (23 ans!) se nomme Mac DeMarco. Et on dit peu de choses sur lui. Mais toutes sont curieuses, voire réjouissantes.
A ses débuts, ce canadien d'origine aurait participé à des expériences médicales pour de l'argent.
Il aurait enregistré un premier album proposant des sketches et des chants au ralenti.
Il utilise une guitare (acheté 30 dollars à 16 ans), il estime qu' "aucun musicien sérieux ne l'aurait utilisé".
De plus, durant ses concerts, il fait participer le public avec des blagues grivoises.
Pour finir, parmi ses influences avouées, il cite Jonathan Richman.

Bref, un certain talent pour écrire sa propre bio.
Loin des sentiers battus.
Comme ce titre qui me colle aux tympans.
A vous de juger.
L'album Salad Days est disponible depuis avril.

mardi, avril 08, 2014

rétroviseur












Le club The Venue (Londres), associé au magasine "Mojo", s'apprête à fêter dignement les 50 ans de la "Mod culture", avec concerts (bien sûr), défilés (mais oui...), concentrations de scooters, Vespa, Lambretta (of course), foire aux disques (évidemment), et autres animations du même cru..."Mojo", le webzine cette fois, présente une sélection de 30 titres qui rappellent, on ne peut mieux, la mouvance musicale de ces quelques années électriques. Avec, pour n'en citer qu'un, le fabuleux Brian Auger, dans une puissante version de son Black Cat. Quand les kids étaient, plus que jamais, all right!

mercredi, avril 02, 2014

vitamine C


Donc, voilà:
Swearin'
Bon d'accord...
mais bien sûr...
Ca transpire The Breeders (et combien d'autres...) par tous les pores...
De bons slackers de Philadelphie
qui nous la racontent nineties dans le salon, avec les copains...
Mais que voulez-vous que ça me fasse?

C'est une putain de bonne chanson!
Une putain de bonne chanson!

Avec des filles,
de la fuzz épaisse,
une grosse envie,
et même une mélodie (on en demandait pas tant).
C'est à peu près tout.
C'est pas bien compliqué.

En fait,
si.


lundi, mars 31, 2014

Back in the night














Je suis passé cet après-midi au creux de ma vallée. Et avant de rejoindre celle qui m'a mis au monde, j'ai fait une petite pause devant cette bâtisse qui abrite la mairie de Hayange et la salle municipale le Molitor. Je me souviens, nous avions assuré, il y a une vingtaine d'années (mon dieu!), la première partie de Dr Feelgood (du vivant de Lee Brilleaux, c'est vous dire si la soirée fut bonne...) dans cet ancien cinéma.
C'est dans cette salle que j'ai découvert, adolescent, le grand écran,
et Stanley kubrick,
et Bruce Lee...
et tant d'autres,
Mais l'heure n'est plus au rock'n roll,
ni au cinéma,
dans cette ville qui accueille à bras ouverts un jeune trentenaire frontiste.
Qui n'a connu ni Bruce Lee, dans les années 70,
ni Feelgood chauffé à blanc à deux pas de son (nouveau) bureau.
Et qui n'a, sans doute, jamais connu mes copains d'école de l'époque,
issus, comme moi, de l'immigration massive de nos familles,
et pour qui l'expression "préférence nationale" n'a toujours aucun sens.
Un jeune trentenaire qui va, avec ses petites mains, et ses grandes idées, panser tous les maux de cette vallée tourmentée.
Mon père, et mes grand-pères pourraient se retourner dans leurs tombes.
Mais je ne leur dirais rien.
Il fait nuit au pied des derniers haut-fourneaux.
Il fait nuit, et pour longtemps.

Une petite pensée à tous ceux qui vivent ou ont vécu dans cette ville, et qui ne souhaitent pas être associés à cette nouvelle mairie.
Il y a des gens raisonnables à Hénin Beaumont,
à Fréjus,
et dans cette vallée aussi. J'en suis sûr.
Tiens, ma mère m' a reconnu derrière sa fenêtre.
Voilà quelqu'un de raisonnable.

S.O.S.

Au secours!
Elle est où ma vallée?
Elle a perdu la tête.
Elle s'est couchée.
Elle se roule dans la bêtise.
J'y retourne toutes les semaines pour alimenter ma mère qui a perdu la mémoire.
Aujourd'hui elle n'est plus la seule.


jeudi, mars 20, 2014

Springtime!


Superfood (bande de jeunes lads so British) s'amusent à reprendre (en coeur) le hit interplanétaire de ces voyous de Beastie Boys (You Gotta Fight For Your Right To Party)...Et, contre toute attente, c'est assez réjouissant. Plus smoothy-groovy que l'énergie punky-bastard de l'original. Mais ne boudons pas notre plaisir, et, avouons-le, c'est plutôt de bonne facture.

Et puis ça pourrait bien faire danser les filles.
Et rougir les garçons.
C'est la saison.

lundi, mars 17, 2014

vendredi, mars 14, 2014

2mn30 de joie intense

Quand il fait beau,
comme il fait beau,
depuis quelques temps,
me vient l'irrésistible envie d'ouvrir les fenêtres,
et de chanter à tue-tête
Wimoweh.
C'est plus fort que moi.
Je vais finir de bonne humeur,
si ça continue.

jeudi, mars 13, 2014

clic clac

















Le célèbre reporter de guerre (Robert Capa) appréciait le Kodachrome, qu'il expérimenta dès 1938.
La preuve en cent tirages modernes exposés à l'International Center of Photography, à New York, jusqu'au 4 mai. (Libé. 13/03/14)
Rares photos d'où se dégage une sensation d'intimité et de quiétude. L'article est intitulé Capa, la couleur douce. On ne peut mieux dire, comme sur cet extraordinaire portrait de Ernest Hemingway en compagnie d'un de ses fils, à Sun Valley, dans l'Idaho, en octobre 1941.
Décidément, ce mois de mars est bon pour les yeux.


mercredi, mars 12, 2014

la fureur de vivre





Jon Savage, journaliste anglais, remarqué à la fin des années 70 pour ses accointances avec le mouvement Punk (une biographie consacrée aux Sex Pistols England's dreaming, vivement conseillée) a publié en 2007 Teenage: The création of youth culture.
C'est précisément ce livre qui inspira le documentaire sobrement intitulé "Teenage", fruit d'une collaboration entre le critique et le réalisateur Matt Wolf.
Ce film tente de définir les origines de ce "concept", ou "période de la vie", révélés aux Etats-Unis en même temps que le rock'n roll, et dont les experts situaient l'activité entre 16 et 24 ans (un peu plus tôt, de nos jours, je pense...).
Cerise sur le gâteau, la bande son a été confiée à Bradford Cox, le leader des groupes "Atlas Sound" et  l'excellent "Deerhunter".
Le film est présenté jusqu'à dimanche à la Gaîté Lyrique (Paris 3e), mais devrait connaître, très vite, d'autres modes de diffusion.
Et qui sait, peut-être bientôt sur la toile,
si les jeunes pirates,
nos ados,
font bien leur boulot.
)

lundi, mars 10, 2014

En piste






Voilà de quoi nous réjouir, avec ce combo ska très inspiré, The Beat, dans une version dub de cet incroyable "Stand down Margaret".
Nous réjouir, car il fait beau sur l'hexagone, et que ce printemps, qui s'invite avant l'heure, nous donne des fourmis dans les jambes, et du baume au coeur.
Comme cet orchestre Londonien qui a fait sautiller la perfide Albion, fin seventies, début des années 80. Et même si ce ska (grand millésime) nous invite à pousser les tables des terrasses pour mieux frapper les talons, et lancer nos bras, il ne faudrait pas oublier le texte.
Stand Down Margaret ("Retire-toi, Margaret"), invitait Margaret Thatcher à quitter la scène, prendre ses jambes à son cou, bref déguerpir au plus vite, car le pays allait au plus mal.
Une histoire peut en cacher une autre. Il faudra nous en souvenir, très bientôt.
Joignons l'utile à l'agréable.
Ainsi,  allons danser comme des diable dans les rues pavées de nos citadelles sur des rythmes zinzins,
mais n'oublions pas, le moment venu, de glisser un petit bulletin dans l'urne.
Sans ça, une "Margaret" pourrait bien nous tomber dessus.
Et clore le bal.

Tout le monde debout!

samedi, mars 08, 2014

Teenage Kicks

Donc, Joe Strummer et Ian Dury, "Janie Jones" en concert à Philadelphie le 06 mars 1980.
Il y a donc 34 ans, pile-poil.
J'avais 20 ans, donc,  et ces deux là ont secoué mes jeunes années.
Ce qu'il y a d'étonnant, quant je vois cette photo,
c'est que j'écoute encore  l'un comme l'autre, sans nostalgie aucune.
Juste parce que c'est rudement bien.
Aussi parce que Shaka Ponk c'est pas pareil.

Cela dit,
on peut vivre sans ces deux regrettés lascars.
Mais là aussi, c'est pas pareil.

mardi, mars 04, 2014

Angel Heart












Quelques apparitions aux côtés de Bonnie Prince Billy, un album, puis un deuxième sous son nom, auront suffi à secouer le landerneau du Folk-Rock indé, celui-là même qui s'extasiait devant les roucoulades d'une jeune Lana Del Rey, il y a peu. Et les comparaisons ne s'arrêtent pas là, puisqu'on lui prête des liens de parenté avec d'autres chanteuses affranchies telles que Cat Power, ou encore Hope Sandoval (Mazzy Star). Peu importe, si les comparaisons sont flatteuses, elles ne lui sont d'aucune utilité, car Angel Olsen a suffisamment d'envergure pour voler de ses propres ailes et dévoiler sur chacun des titres de ce dernier opus (Burn Your Fire for No Witness) un fichu caractère. Comme sur ce "Hi-Five", Lynchien à souhait, enrobé d'une guitare trémolo comme on les aime. Perfect.

mardi, février 25, 2014

Lounge



Voilà un drôle de petit gars from Chicago, qui officia jadis au sein de quelques discrètes formations telles que les Hommes, ou encore Stereo Venus, et qu'on retrouve en solo, toujours avec le même propos, un orgue au bout des doigts, et des rêves de Bandes Originales sixties plein la tête.
Quand le swing racé se mêlait à l'élégance des convives
(chaussures vernies, chemises satinées, jupes courtes, très courtes).
Une époque.
Insouciante, et joyeuse.
Qu'on aime (re)visiter à l'occasion, surtout quand le guide, qui connaît son affaire, se nomme Rory More.
Puisque l'hiver semble déjà déposer les armes, remisons au placard nos grossières doudounes hideuses et apprêtons-nous pour le bal.
C'est le retour des festivités.
Avec Rory More aux commandes.
Ready, steady, go!

samedi, février 15, 2014

Vers l'infini, et au delà!


Voilà une jeune fille qui rêve, la tête dans les étoiles, une guitare à la main. On ne sait pas grand chose d'elle: quelques (courtes) chansons postées sur la toile, quelques (rares) photos sur sa page Facebook où on la devine frêle, presque timide...et sans faire de bruit, la voilà sous les projecteurs du webzine Pitchfork, "single" de la semaine. Par les temps qui courent, et sous l'épaisse couche nuageuse qui plombe ce début d'année morose, prenons de l'altitude.
Le buzz (l'éclair) de la semaine.
Son nom: Frankie Cosmos.
Une bouffée d'air pur.
1mn 08 s.
Juste une bouffée.

dimanche, février 02, 2014

La vallée des anges (bis)

...et puis, en ce dimanche au chaud, il émerge de la foultitude de sons glanés, ça et là, sur la toile, et qui s'évaporent aussitôt dénichés,  une petite urgence électrique baptisée Charlie don't surf (aucun lien de parenté avec le titre des Clash sur Sandinista, excellent dernier 45t des Londoniens, tout du moins dans mes achats de l'époque...).
Le groupe en question: No Valley.
Il n'y a pas de hasard.


La vallée des anges

J'ai rendu visite à ma mère qui vit seule au creux d'une vallée.
La vallée de la Fensh.
Qu'elle n'a jamais quitté.
Elle est née en 1929.
Comme Joe Meek qui publie en 1960 (année de ma naissance) le concept album: I hear A New World,
sur lequel figure le titre Valley of No Return (La vallée du non-retour).
Ce sera donc le titre du jour.
Il n'y a pas de Hasard.

lundi, janvier 27, 2014

Bad News

Les vétérans britanniques du heavy metal Motörhead annulent leur tournée européenne prévue au printemps en raison de problèmes de santé de leur leader Lemmy Kilmister, ont-ils annoncé vendredi dans un communiqué.
Le bassiste et chanteur de 68 ans, une des figures de la scène rock internationale aux commandes de son groupe depuis 1975, souffre de divers problèmes liés au diabète, précise le communiqué.
«Malgré d’indubitables progrès, les docteurs ont estimé qu’il était encore trop tôt pour reprendre complètement une tournée et le groupe et Lemmy se sont, non sans mal, résolus à l’annuler», indique-t-il. «Lemmy s’excuse profondément pour tous les inconvénients causés à ses fans et veut que tout le monde sache qu’il est en voie de complet rétablissement et que le pronostic à long terme est très bon», poursuit le communiqué.

Attention, ce petit incident technique pourrait bien contrarier notre Lemmy. 
Le retour va faire mal. Très mal.
Il y aura sans doute des victimes. 
Et pour le coup, la médecine n' y pourra rien . 
Vous voilà prévenus. Et si nos voeux sont exaucés...
c'est pour très bientôt!

dimanche, janvier 05, 2014

maman j'ai raté le velvet

Macaulay Culkin, l'enfant star qui, après avoir explosé tous les box-office du cinéma à travers le monde, "maman, j'ai raté l'avion", "maman, j'ai encore raté l'avion",  et plus tard "maman, j'ai fumé l'avion (un an de prison avec sursis en Oklahoma pour possession de drogues...), revient sur le devant de la scène, mais cette fois musicale, au sein d'un groupe New-yorkais baptisé: Pizza Underground. Celui qui fit quelques apparitions remarquées dans les clips de Michael Jackson (black or white), et de... Sonic Youth (sunday), a décidé de passer à l'action en formant un Cover band en hommage au Velvet Underground. Et c'est plutôt drôle. Quand d'autres groupes s'évertuent à reproduire le plus fidèlement possible (à la note près pour certains) le répertoire de leurs idoles (Genesis, Led Zeppelin ou, les Beatles...), Macaulay Culkin a eu la riche idée et la grande ambition d'atteindre, tout juste,
le niveau du Velvet à ses débuts. C'est à dire très bas. Et ça s'entend (voir la vidéo). Et c'est ce qui rend la chose plutôt réjouissante. Bien plus drôle finalement que l'ensemble des concerts de Lou Reed durant toute sa carrière. Même si l'histoire retiendra, heureusement, davantage le regretté Lou pour ses qualités d'écriture, plutôt que pour ses brèves de comptoir.
Oooh, such a pizza day...
Take a bite on a wild slice...
Le Velvet remonte faire un tour à la surface.
Avec des champignons.
Mais sans anchois.

vendredi, décembre 27, 2013

tube de l'année

Il s'agissait de finir l'année en beauté.
Pour se faire,
un petit retour en arrière (1964),
Pete Drake,
l'homme qui fait parler sa pedal steel guitar.
De bien belles images.
De bien beaux costumes.
Une drôle de petite boite.
Un tuyau dans la bouche.
Et Pete Drake nous fait Get Lucky.
En plus suave.
Et sans casque.

mardi, décembre 24, 2013

cadeau

Aujourd'hui, c'est la veille de Noël.
Et avant de rejoindre leur maman, dans leur maison,
mes enfants (qui ont imaginé que le père Noël ne connaissait sans doute pas ma nouvelle adresse)
ont confectionné chacun un petit cadeau.
Les filles ont glissé un gros coeur dans une enveloppe, un petit bracelet, dans une petite boite,
et puis mon fils, 6 ans, qui apprend à écrire cette année,
a réalisé un puzzle.
De deux pièces.


24 décembre 2013.
Il pleut sur l'ensemble du pays.
Dans mon petit appartement,
il fait très beau.

c'est la belle nuit de Noël

Afin de faire passer la pilule de cette abondance de tout (dans le meilleur des cas), ou du n'importe quoi bien emballé (dans la plupart des cas), et puisqu'il vaut mieux accompagner ces jours de fêtes de quelques notes bien senties (et de circonstance), voici, parmi la multitude des enregistrements de Noël (plus ou moins bien vus, tels que les Ramones, the Raveonettes, Jacob Miller, Lee Perry, ou encore Billy May), celui qui retiendra mon attention avec, pourtant, pas grand chose, mais un "je ne sais quoi" de bon goût qui emporte l'adhésion dès la première écoute.
Bon, c'est pas la kermesse au village, j'avoue, mais le réveillon peut avoir de l'allure sans faire tourner des serviettes pour autant.
Maintenant,
si vous préférez passer la soirée en dansant sur la compile de Cyril Hanouna, c'est vous qui voyez.
Je ne juge pas.
Mais j'ai pas ça en rayon.
Enfin,
pas encore.
Je n'ai pas déballé mes cadeaux.

J'ai comme une angoisse tout à coup.

Low (from Minesotta, U.S.A. Just like Christmas.1999.)

samedi, décembre 14, 2013

i think i'll have another beer


Bon plan


Voilà un groupe au nom étrange, The Dismemberment Plan, qui avait (légèrement) marqué son époque, fin des années 90,
et dont le plus grand fait d'armes reste une tournée en première partie de Pearl Jam (2000),
la belle affaire.
Il avait disparu de la circulation, dans l'indifférence générale, après avoir semé quelques galettes (aucune distribuée dans l'hexagone).
La reformation, cette année n'a fait  guère plus de bruit.
Et pourtant, un chanteur à la langue bien pendue, des synthés cheapos comme on les aime (quand on les aime), et des mélodies qui accrochent plutôt durablement nos oreilles sensibles, sont des combinaisons gagnantes, et assez rares pour qu'on y prête une petite attention. Comme ce titre qui,
l'air de rien,
pourrait bien nous faire oublier la morosité ambiante,
(Ah, le bel automne qui touche à sa fin...),
et nous faire danser les pieds dans la neige.
Pourvu qu'il neige.

mardi, décembre 10, 2013

Viva!

Voilà pourquoi,
parfois,
dans le trouble et la confusion qui m'habite,
parfois,
il pointe une petite lueur,
une flamme qui surgit hors de la nuit,
(et court vers l'aventure au galop),
et qui me fait penser,
parfois,
que Dieu existe:

the shop around the corner

A l'heure où chacun s'affaire à terminer son année tant bien que mal,
sans trop de dégâts,
avec, comme ultime préoccupation l'achat multiple, compulsif et déprimant d'une foultitude d'objets inutiles et, ô combien, onéreux,
qui feront le bonheur des uns et le désespoir des autres,
sous le sapin,
juste avant la bûche glacée,
(qui vous attend déjà sur la table jonchée de bouchons de champagne et de cire fondue)...
il vous fallait un peu d'aide pour affronter ces longues heures de shopping périlleux.
Nous avons la solution:
puisqu'il vous faudra affronter les bandes-son poisseuses des supermarchés et autres grand magasins enguirlandés pour l'occasion,
je vous propose de vous isoler sous vos écouteur avec La play-list "plaisir d'offrir, joie de recevoir", que vous aurez pris soins de concocter d'après nos conseils.
Mais attention, il s'agit de rester dans le ton.
Et loin de nous l'idée de vous isoler en ces jours de fête.
Il s'agit plutôt de vous lover dans cette onctueuse atmosphère de réconciliation générale et de joie intense qui vous relie les uns, les autres, à l'approche des caisses enregistreuses.
A tout seigneur, tout honneur.
Celui qui donna ses lettres de noblesse à ce qu'on allait nommer Easy listnening, bien plus tard:
Herb Alpert & the Tijuana Brass.
De bien belles images.
la promo du jour.

lundi, décembre 02, 2013

nuit caline






















Un duo de jeunes italo-américains Santo & Johnny (les frères Farina) écrit en août 1959 le plus suave, le plus onctueux, le plus délicat, le plus délectable et le plus langoureux slow (instrumental) de tous les temps: SleepWalk.
On a pas fait mieux depuis.
Même si quelques amis l'ont ajouté à leur répertoire, tels que Jeff Beck, Brian Setzer, Jonathan Richman, pour ne citer que mes préférés...l'original reste un diamant brut. Eternel.







lundi, novembre 25, 2013

Noël de joie

Vous êtes, j'en suis sûr,
déjà sur le coup pour ce réveillon du 24 décembre...
On fait quoi,
avec qui,
chez qui,
ou bien non?
Ahlala,
Et comme chaque année,
c'est tonton qui va se coller aux platines pour l'ambiance.
Parce que tonton, question ambiance, c'est un chef.
Surtout pour le reste de la famille.
Parce que vous,
vous broyez du noir.
Et cette année, vous présentez le pire.
Alors
vous vous mettez à rêver d'un tonton qui "mange" (sévère) pour toutes ces années de supplices affligés au reste du monde, sans vergogne.
Une chute dans l'escalier qui mène à la cave,
ou
une glissade sur le verglas,
qu'on accompagne, l'air de rien...
Mais comment éviter l'incident diplomatique,
qui pourrait fâcher une bonne frange de la famille (du côté de chez tata)?
Vous allez lui glisser discrètement dans sa playlist MP3
(parce que tonton a décidé cette année d'abandonner les CDs, vu que "tout le programme de la soirée tient désormais dans sa poche", sacré tonton),
entre "Sébastien Patoche" et "Hélène Ségara chante Joe Dassin",
cette petite merveille concoctée pour Noël, par le grand Vince Guaraldi,
compositeur émérite de toutes les bandes-son de ce bon vieux Charlie Brown.
Avec un peu de chance, tonton y prendra goût.
Et vos réveillons ne seront plus les mêmes.
Et la tradition respectée.
Sans blessé.

samedi, novembre 23, 2013

Tonton flingué


Le cinéaste français Georges Lautner, auteur des Tontons flingueurs, est mort, vendredi 22 novembre à Paris, à l'âge de 87 ans.


Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.(M. Audiard)

mercredi, novembre 20, 2013

le sens de ma vie














 «Nous nous réunissons et nous sommes en train de mettre sur pied un spectacle - c’est pour de vrai», a déclaré Terry Jones à la BBC.

«Je suis très excité. J’espère que ça va nous rapporter beaucoup d’argent. J’espère pouvoir rembourser mon emprunt», a ajouté Terry Jones.

(Autant la reformation des Sex pistols m'avait flanqué la nausée, autant celle des Monty Phyton me réjouit...allez savoir...)

mardi, novembre 19, 2013

la vie de Brian


Et si on arrêtait de parler de Pop Musique, une fois pour toutes.
Et si on arrêtait, même, d'en faire.
A quoi bon.
Comment dépasser ces quelques minutes de grâce.
Cette version inédite (répétition en studio), rare, et déshabillée, montre à quel point Brian Wilson dépassait, à l'époque, et de loin, quiconque essayait d'écrire ne serait-ce que l' intro d'une bonne chanson.

Passons à autre chose.
(Mais n'oublions jamais de glisser Pet Sounds dans nos bagages...)

mardi, novembre 12, 2013

Arizona dream

Bon,
il va falloir se réunir,
derrière un verre,
de vin chaud, c'est de saison,
(ou autre chose, c'est mieux)
et admettre,
tous,
comme un seul homme,
que notre ami Nico a déplacé des montagnes.
Que Monsieur Moog est grand.
Et du bout de son crayon,
comme sur la voie ferrée
qui court le long du manche de sa guitare,
notre troubadour local a réalisé ce que nombre d'entre nous n'a fait qu'effleurer
dans ses rêves
(les plus ambitieux),
côtoyer,
et partager,
ne serait-ce qu'un instant,
(c'est à dire une éternité quand on aime, comme on aime)
la scène locale de Tucson, Arizona.

Comme en témoigne ce lien.

En compagnie d'howe Gelb, pour n'en citer qu'un.
Excusez du peu.

Le frenchy talentueux,
sans faire de bruit,
a traversé les océans,
les prairies, les hameaux,
et les chemins de fortunes,
pour graver sur quelques mètres de pages blanches
le témoignage de ces belles rencontres.


En vente dans les bonnes épiceries.
Et si vous n'avez qu'un cadeau à faire pour les fêtes,
ce sera celui-ci.
vous n'avez pas le choix.
C'est un ordre.


mardi, octobre 22, 2013

Jack London Calling

...bon, c'est pas nouveau...mais chaque fois que je tombe sur une de ces couvertures détournées, je me tape sur le ventre...Alors épinglons une fois pour toute, sur le mur de ce blog, quelques unes parmi mes préférées, et décernons le grand prix Jean Yanne de l'impertinence à cette jeune artiste épatante:





dimanche, octobre 20, 2013

La La La

Puisqu'il semblerait que ce soit difficile,
voire douloureux,
pour certains,
d'affronter la grisaille et l'air humide de ce mois d'octobre qui,
avouons-le,
ressemble à s'y méprendre à un mois d'automne...
...Je vous propose une solution.
La solution.
N'ayons pas peur des mots,
le remède!
Cette découverte pourrait bien nous faire passer l'hiver en rythme et dans la bonne humeur...
D'ici là,
Elle vous fera déjà passer un bon dimanche,
d'automne,
pour sûr!

Attention,
voici
POKEY LAFARGE!


Cadeau.

mercredi, octobre 16, 2013

Kids

Voilà la bonne nouvelle du mois.




















7 octobre, date officielle de la sortie d'un EP (4 titres, donc) du beau Niall Galvin, aka Only real: "Days In The City".
Premier extrait: Get in on.
Only Real, que la presse d'outre manche qualifie de "garage hip hop crooner".
On est pas loin du compte.
Un jeune blondinet de l'ouest de Londres, qu'on jurerait cousin de notre bien aimé King Krule.
(ils ont le même âge, à savoir une vingtaine de printemps au compteur).
Mais quand le King officie en solo, et à la tombée du jour, le jeune Only Real préfère sortir en meute et sous le soleil (exactement).
Ca ne change pas grand chose à l'affaire.
Le terrain de jeu est le même.
Et la partie ne fait que commencer pour ces jeunes loups.
Ils finiront par se retrouver.
Sur nos platines, c'est déjà fait.
Let's play!

mardi, octobre 15, 2013

Mekanïk Destruktïw Kommandöh

Audiofanzine, comme son nom l'indique est un webzine destiné aux musiciens de tous poils, avides de nouveautés, une boutique numérique qui alimente ses rayons des nombreuses trouvailles de leurs chroniqueurs avertis. Musicien, moi-même, à mes heures perdues, il y a quelque temps encore, j'allais me promener régulièrement dans les allées de ce grand magasin pour mélomanes pratiquants.
J'y suis retourné, il y a peu, et j'y ai fait de belles trouvailles:

Comme cette fameuse pédale d'effet Farmer's Mill.
quésako?


"la pédale Farmer's Mill, destinée à détruire le son de votre guitare. La pédale vient d'être mise à jour."

???

"Pour rappel  Farmer's Mill simule le bruit que peut faire votre guitare/ampli quand le câblage vous lâche : saturation, craquements..."


"Pour la modique somme de 99 euros."

"Le jour où la connerie se vendra en tubes, il y en a qui seront les premiers à s’offrir une brosse à dents."
Michel Audiard.

dimanche, octobre 13, 2013

les rythmes et les bleus

Alors que je souhaitais une saine activité en ce dimanche grisonnant, coincé entre quatre murs par un marathon envahissant toute la ville, j'eu la drôle d'idée (mais après tout il y a plus drôle, comme de courir en short dans ma rue) de traduire les paroles d'American pie de Don Mc Lean.
Ne pas allumer la télé étant un défi en soi,
traduire ce fichu texte qui hanta mes tendres années en est un autre,
et de taille.
Première difficulté:
A la première écoute, le texte défile à toute allure,
et ne me laisse aucune chance.
Je décide alors de m'aider des travaux antérieurs déposés sur la toile par d'autres amoureux du folksong américain du début des seventies.
Et là, surprise,
un monde nouveau s'ouvre à moi,
entre la poésie surréaliste et la notice explicative de votre robot-mixeur traduite du coréen au français (par un mot à mot vertigineux).
Bref, un pur moment de bonheur.
Je vous le donne tel quel:
You both kicked off your shoes
Tu avais donnez un coup de pied outre tes chaussures
Man, I dig those rhythm and blues
Mec, je creuse les rythmes et les bleus

A ceux qui lui demandaient une explication quant au texte, Don Mc Lean répondait: "désolé de vous laisser seul, mais j'ai compris, il y a longtemps, qu'un artiste doit écrire, puis passer à autre chose..."

Certains traducteurs devraient d'abord passer à autre chose, avant d'écrire.

Mais attention, 
coeurs sensibles éloignez-vous, 
il y a plus dangereux qu'une traduction maladroite,
Il y a les adaptations.
Claude François décida d'adapter ce merveilleux titre en 1972:
"American Pie" devint "feu de paille", face B du 45 tours: "quand l'épicier ouvre sa boutique".

J'ai la tête qui pique un peu.


mercredi, octobre 09, 2013

mercredi, jour des enfants
















Ils nous avaient séduit en Janvier.
Les voilà à nouveau en octobre.
Avec toujours la même énergie,
et le talent naissant d'alors, qui se confirme sur cette nouvelle plage illustrée.
A défaut d'une actualité réjouissante, retrouvons nos (tout) jeunes amis sur le pont.
The Parquet courts.
les nerfs à vifs.
Comme on les aime.




jeudi, septembre 26, 2013

Nuits Blanches


Depuis quelques semaines déjà mes nuits sont agitées. Segmentées. Découpées en petites tranches d'éveil, suivies d'assoupissements furtifs, puis, à nouveau les yeux grands ouverts, mes pensées se bousculent comme en plein jour. Il m'arrive parfois, par dépit, de saisir la télécommande afin de m'évader un peu, de me distraire, en attendant le retour du sommeil réparateur. Cette nuit , ce matin plutôt, puisqu'il sonnait 4 heures au clocher, j'ai découvert au détour d'un zapping mollasson, une vidéo étrange qui illustre une chanson sublime.
L'artiste est belge: Eric Legnini. Pianiste de son état. Son domaine de prédilection: le jazz.
Il est ici accompagné d'un chanteur anglais, Hugh Coltman (from the Hoax).
Il y a du Moondog dans ce titre.
Il y a pire comme référence.
Il n'y a pas mieux comme berceuse.
Mes nuits sont plus belles que vos jours.
Le temps de quelques accords.

lundi, septembre 02, 2013

les filles du mois


"Quand vient la fin de l'été 
Sur la plage
Il faut alors se quitter..."
disait la chanson...
Quitter les garçons coiffeurs au teint halé, sans doute,
mais pour vite regagner les caves,
de Dublin, par exemple,
comme celles repeintes par les "September girls":
en noir.
Elles y concoctent une potion vénéneuse, mais miraculeuse (en écoute, ci-dessous) qui devrait les rendre célèbres avant l'automne. 
Auquel cas, 
il leur faudra changer de nom.

dimanche, septembre 01, 2013

Fight for your right

Depuis quelques minutes: septembre...
Une dernière fournée réjouissante from outre-manche, par la bondissante MIA, avec ce titre que n'aurait sans doute pas renié le beau Strummer si ce sale hiver 2002 ne nous l'avait enlevé. Décidément le bon  Joe nous revient souvent en mémoire, ces derniers temps. C'est sans doute qu'il nous manque encore, ce vieux pirate. Au point que j' imagine sans mal sa voix sur ce titre... A défaut, c'est la belle MIA qui se colle au micro,  et qui règle ses comptes: "..Did you ever fight for me? Did you cry for me?.."
...jusqu'au final, assez inattendu..

L'automne peut pointer le bout de son nez.
Même pas peur.