Sur leur Myspace ce duo londonien cite dans la rubrique "influences": Reverberation. On ajoutera Fuzz, et quelques noms qu'ils ne sauraient ignorer tels My Bloody Valentine ou, bien sûr, Jesus & Mary Chain (rien que le titre...). Ils n'ont, à ce jour, publié que quelques demos. Mais s'inscrivent, avec quelques autres enfants de leur âge, dans un renouveau de la scène shoegazing (de shoe, chaussure, et gaze, regarder...vous savez, ces guitaristes immobiles, à moitié sourds, qui passent le concert les yeux rivés sur leurs pompes...). Tous ces jeunes groupes n'ont pas le talent de leurs aînés. Ceux-là (comme le cuir) ont su me séduire. Sans doute une question de réverbération...
Aujourd'hui 20 août, c'est la saint Bernard. Patron des apiculteurs. Aujourd'hui, une amie (proche) s'est fait piquer par une abeille. Il n'y a pas de hasard. Je crains le pire le 9 février, jour de la saint Apolline. Patronne des dentistes.
Entendu ce matin, de l'autre côté du mur, un voisin en grande conversation... "Cette année on a vu des pies dans notre jardin, deux, trois, même quatre!...mais on ne peut pas les chasser...elles reviennent!"
Ils s'appellent The Drums, ont des têtes d'enfants propres, viennent de Brooklyn alors qu'ils doivent rêver d'Angleterre, vu qu'à l'écoute de leur dernier single, on jurerait un inédit de New Order, bien inspiré. Ils nous pondent un Hit sans effort. Comme on les aime. Quand on a 15 ans et les pieds dans le sable. du moins, c'est l'idée que je m'en fait.
C'est sûr, c'est pas la révolution.
Mais c'est les vacances, non?
Les nouvelles aventures d'un vieux briscard sur la route. Lu dans la presse cette semaine, ce petit incident anodin qui s'ajoute à la longue liste des anecdotes concernant notre papy chanteur.
"De passage à Long Branch, petite ville de 32 000 habitants située dans le New Jersey, Bob Dylan en a profité pour aller faire un petit tour du voisinnage. Errant sous la pluie, trempé, et habillé de manière un peu hasardeuse, l'ami Bob a fini par effrayer quelques locaux. Le 23 juillet en pleine journée, la biennommée Kristie Buble, agent de police de 24 ans répond ainsi à un appel passé par un couple apeuré. Il concerne "un vieil homme au look excentrique" rodant étrangement dans leur jardin.
"Nous avons eu un appel à propos d'une personne louche (...) J'étais juste à l'angle de la rue donc j'ai répondu. Alors qu'il marchait, je lui ai demandé ce qu'il faisait là et il m'a répondu qu'il regardait une maison à vendre. Je lui ai demandé quel était son nom et il m'a dit "Bob Dylan". "J'ai déjà vu des photos de Bob Dylan mais elles dataient d'il y a longtemps et il ne ressemblait pas du tout à ce Bob Dylan là. Il portait un pantalon de survetement noir rentré dans des bottes de pluie et deux imperméables avec une capuche sur sa tête. Je lui ai dit "OK Bob, donc que faites-vous à Long Branch ?" Il m'a répondu qu'il tournait dans le coin avec Willie Nelson et John Mellencamp."
Sans penser une seconde qu'il s'agit du vrai Bob Dylan, Kristie le prie d'entrer dans la voiture pour le raccompagner à son hôtel afin de mettre à mal la véracité de ses dires. Arrivé devant les tour-bus, le sergent du comté est là. "Je suis sortie de la voiture et lui ai dit " ce gars dit qu'il est Bob Dylan", raconte Kristie. Il a ouvert la porte de la voiture, l'a regardé et m'a dit "Ce n'est pas Bob Dylan"."
Une belle bande de vainqueurs qui ont depuis assumé leur méprise. Bob Dylan a lui demandé à être raccompagné à l'endroit où on l'avait dérangé.
Quand la réalité et la légende ne semblent faire plus qu'un. On en vient à penser que Dylan après avoir transcendé l'histoire du folk américain, transcende sa propre vie. Magnifique.
Si certains chats peuvent prétendre à neuf vies, le chat bleu n'en aura eu qu'une. Et grignotée par un crabe. Cette sale bête qui n'épargne aucune de nos gloires, cette année, comme le dit si bien mon ami Phil qui m'annonce cette triste nouvelle: Willie Deville s'en est allé. ce vendredi 7 août. Jour de mon anniversaire. Quelle mauvaise idée. Je souffle les bougies, sans me douter qu'à l'autre bout du globe une autre flamme s'éteint. Le gâteau a un goût amer. Il n'aura pas droit à des funérailles nationales. Il ne se prétendait pas prince de la pop, et pourtant il avait tout d'un seigneur. Tous les grigris du bayou n'auront pas suffit à conjurer le sort. Le chat bleu est mort.
Que font nos amis musiciens, quand les beaux jours sont là, et que chacun se rue sur les bords de plages pour faire la fritte (un peu d'huile et une forte température)? Ils s'enferment et enregistrent l'album de l'année. Puis ils gambergent, derrière une anisette, pour définir la photo de pochette qui ornera la précieuse galette. Le NME propose à ses lecteurs un top 50 de pochettes d'albums les plus étranges. Les plus malades dirons-nous, car très souvent mâtinées d'hémoglobine (groupes de death metal en tête) Pourtant certaines sortent du lot, et nous offrent un regard tout aussi étrange, mais bien plus drôle de ces artistes hors normes et, souvent, tombés dans l'oubli. Voilà quelques idées, amis musiciens.
Faites comme John Bult et son chapeau, Spike Milligan sous vide, Dave Starr et sa cuisse de dinde, ou Mike Terry et sa...tunique de l'espace, soyez extraordinaires!..et rendez-vous dans les bacs, à la rentrée. Un carton!
Pour ceux qui, comme moi, ne quitteront pas le périmètre de leur jardin cet été, il reste une activité que les vacanciers nous envieront dès la rentrée: la belle collection d'images récoltées sur le net, les jours de pluie. Car sur le sable: hautes températures, peut-être, mais haut-débit, que nenni... Alors je me rince l'oeil, comme avec cette merveilleuse collection de guitares "Eastwood" répliques de modèles fifties (telles Mosrite...), adoptées par les Von bondies, pour ne citer qu'eux. Et qu'on croirait sorties des chaînes de montages de Général motors (période Oldsmobile, of course...) On peut rêver, c'est l'été.
The OUTCASTS... à ne pas confondre avec le brûlot punk de Belfast (fin des années 70), ni ce duo qui enflamma les dancefloor du monde entier avec l'imparable "hey ya" (2003)...non,non, ceux-là venaient de Ashland dans le Kentucky et animaient dans les 60's les soirées étudiantes, avant d'enregistrer cette petite pépite: loving you sometimes. Pour emballer les petites allemandes au bal du camping, je ne vois pas mieux. Que le dieu des DJ's nous entende! Et les couples se forment au son d'une guitare-fuzz, dans le sillon d'une voix mélancolique à souhait. Attention, c'est pas un slow, c'est PIRE! En avant la musique:
2001, plus exactement. C'est à dire une éternité. Et pourtant sur ma platine, en cette belle matinée de juillet, ce joyeux foure-tout énergique des mystérieux BS 2000 fait encore son effet. BS qui? BS quoi? BS 2000! Le projet électronique conçu par Adam Horovitz (Beastie Boys) et Amery "Awol" Smith (batteur des live des Beastie Boys) pour un unique album (à ma connaissance): Simply Mortified. Dont voici un extrait assez révélateur, the scrappy.
Bizarre. L'année du 40eme anniversaire de Woodstock, ce 21 juin, fête de la musique, je craignais le pire. Il y avait bien la météo de mon côté, maussade et pluvieuse en début de soirée, mais je savais qu'elle ne suffirait pas à dissuader mes ennemis. Sur le calendrier, le premier jour de l'été tombait cette fois un dimanche, jour de la fête des pères, et donc des réunions de familles, mais je savais qu'ils étaient motivés, et que rien ne les arrêterait. Ils seraient au rendez-vous. Dans chaque ville. Sous nos fenêtres. LES JOUEURS DE JEMBE! Alors je n'ai pris aucun risque. Suis allé au bout de la rue. Et pas plus loin. Courageux, mais pas téméraire. Me suis arrêté devant ce groupe de blues (au kilomètre) qui honore chaque année l'événement (!) sous une tente de l'armée, au coeur du village. Ai commandé ma saucisse et quelques bières. Suis rentré sans tarder aux premières mesures d' un approximatif Dire Straight (c'est déjà plus du blues, c'est déjà plus la peine). Sans regret. Aucun tam-tam à l'horizon. Devaient être ailleurs. Qu'ils y restent. Tout est calme depuis. Trop calme...
"La production et la consommation d’héroïne, de cocaïne et de cannabis tendent à se tasser dans le monde, relève l’Organisation des nations unies contre la drogue et le crime (Onuds) dans son rapport annuel publié hier. La production de pavot est ainsi retombée l’an passé au niveau de 2006 tandis que celle de cocaïne chutait à son plus bas niveau depuis cinq ans.En revanche, ecstasy et drogues de synthèse submergent les pays riches." (libé 25/06/09)
Bon Alors?!?!!
1969, ça ne vous dit rien?
2009, quarante ans pile-poil qu'on festoyait dans les champs devant une sono improbable, et qu'on découvrait sous l'emprise de substances douteuses, la fine fleure de ce qu'on appelait alors "la pop musique". Woodstock. 40 ans. Ca consommait à tout va à cette époque. Ca ne rechignait pas devant un petit tarpé au coin du feu. Les voyages c'était des trips, et la défonce faisait planer... Qu'est-ce qu'il en reste? L'ecstasy submerge les pays riches. Ben, voilà. Faut pas vous plaindre si vos enfants kiffent les BPM en avalant des pilules. ...n'en peuvent plus de vos vieux Santana qui couinent sur votre vieille platine vinyle (vinyle??).
Il reste malgré tout une petite lueur d'espoir. Ralph (oui, le cogneur des Wad-Billys) me fait parvenir une de ses petites découvertes. Et là, miracle. Un petit trio, qui, comme le chaînon manquant, pourrait bien faire le lien entre ces quelques générations perdues. Ils se nomment: Kitty, Daisy & lewis. Ils reprennent en choeur l'adage de ces bons vieux Canned Heat lors du mytique festival: Going up the country. "En route pour la campagne!" Champs de pavots pour ces jeunes hippies prêts à refaire le monde. Champs de cotons pour Kitty, Daisy & Lewis prêts à faire danser le monde. Un retour aux sources. Par 3 enfants qui n'étaient pas nés en 69. Kitty Daisy & Lewis 'Going Up The Country'
Nouvelle sensation outre-manche, le jeune Esser que la presse situe entre Beck et lili Allen. Pas la révolution, mais un coup de frais quand-même, à l'approche de l'été. En version acoustique, ici, dans la rue, et sans micro. Ca passe ou ça casse. Ca passe. plutôt bien. Ca fait plaisir. Ca fait danser aussi.
(On pourra l'entendre, un peu mieux, à Rock en seine, au mois d'août, si le coeur vous en dit...)
Je n'aurais pas survécu aux années 80 sans ce titre "mexican radio". Sans ce type, Stan Ridgway. Sans ce groupe, Wall of voodoo. Je n'aurais donc pas connu les joies du steak tartare tous les mardi au Rendez-Vous des Amis (Magny). Je leur dois beaucoup.
Peu de choses sur ce duo de choc, Deltahead. Sinon qu'ils sont suédois. Et qu'un de leur meilleur titre s'intitule "n'allez pas en Finlande"! Mais les références géographiques ne s'arrêtent pas là. Ces nordiques ont décidé de tremper la calotte glacière dans du bourbon. Avec eux la fonte des glaces vient grossir les eaux troubles du Mississippi. C'est là qu'ils ont posé leurs bagages. Encombrants. Guitares, contrebasses, Enormes grosses-caisses. C'est là qu'ils ont concocté ce répertoire sauvage et brutal, avant de reprendre la route. C'est sans doute là qu'ils ont rencontré le Diable. à un carrefour. Bon deal.