dimanche, juillet 27, 2014

Le Dernier Roi d'Ecosse



En voilà une étrange affaire. Un homme, écossais d'origine (ça a son importance) écrit, enregistre et publie des albums depuis la fin des années 90. En toute discrétion puisque son oeuvre n'avait jamais, encore, frôlé le bord de mes oreilles, qui, pourtant, perçoivent le moindre mouvement d'air (populaire). Et, bien qu'après une écoute attentive de ses dernières productions, rien ne m'encourage vraiment à l'adoption, je me dois de reconnaître que ce brave écossais (ça a son importance) a su retenir toute mon attention.
Sur un titre.
Un seul.
Le dernier.
Qui, en fait, est une commande des prochains jeux du Commonwealth. Jeux qui ont eu lieu l'an passé en Inde, qui auront lieu l'an prochain en Australie, et qui ont lieu cette année en...Ecosse.
Et, pour King Creosote, ça a son importance.
Puisqu'il écrit, pour l'occasion, un de ses meilleurs titres.

dimanche, juillet 13, 2014

futur proche



Bon, ben voilà...les Daltons du Queens ont tous mordu la poussière, et ce week-end, qui n'en finit plus d'arroser nos cuirs ramollis, nous apporte, enfin, quelques notes enjouées. Balancées par de jeunes gens à peine sortis de la puberté, cette ballade énergique inspirée par leurs tendres années a réussi en quelques mots à me retourner comme une crêpe (et pourtant je fais mon poids):
Il s'agirait d'un amoureux transi à qui la douce convoitée annonce qu'elle a décidé
de couper sa frange...
(Du moins d'après ma traduction approximative, dont je me contente bien...)
Cette perspective le trouble.
Je partage.

Ce tout jeune orchestre se nomme Radiator Hospital.
Je ne sais pas pourquoi.

samedi, juillet 12, 2014

NO FUTURE

Le batteur et producteur Tommy Ramone, dernier survivant des membres fondateurs des "Ramones", est mort vendredi à New York.


Triste nouvelle pour ceux qui, comme moi, se sont fait dépuceler les esgourdes par ce furieux combo punk du mitan des années soixante-dix
(premier album, 1976).
Mais la bonne nouvelle, qui apaisera nos inquiétudes grandissantes quant à la perspective d'un dernier voyage pour l'éternité:
Ennui total au paradis,
les Ramones se reforment en enfer!
The place to be. 
Hey, ho, let's go!

mercredi, juin 04, 2014

Tom Tom Club




























Tom Vek.
Ce jeune Londonien peu prolixe (4 à 6 ans séparent chacun de ses albums), a souvent étonné son monde par ses productions electro-pop-lo-fi bien senties qui embarquent chaque client, sans en avoir l'air, un peu partout et nulle part à la fois, dans des lieux étranges mais familiers, où il fait toujours bon vivre (et taper du pied, à l'occasion). Et c'est sans doute ce "je ne sais quoi" qui a su convaincre quelques uns de ses nombreux fans tels que MGMT ou encore Metronomy. Un nouvel album et un concert à la Flèche d'Or (pour les Franciliens). Et tout ça en Juin. Ca fait beaucoup pour un jeune Londonien peu prolixe.

lundi, mai 26, 2014

Missisippi burning
































Comme toutes les tentatives de discréditer la belle Marine lui ont tout juste permis d'exploser les scores aux européennes récentes, je propose une méthode très peu usitée par nos élus (pourquoi un tel oubli?..) mais qui peut faire son effet: lui demander de s'en aller. Mais poliment. (Comme l'avait fait The Beat pour Margaret thatcher, à une autre époque, souvenons-nous). Par le biais d'une chanson susurrée à son oreille (par un homme de couleur, hum, hum... certes ) qui pourrait la convaincre de quitter les lieux.  Comme elle m'a convaincu. Puisque j'ai failli quitter la ville, à la première écoute ce matin, et qu'un sympathique voisin m'a gentiment raisonné alors que je pénétrais dans mon Opel Zafira en pyjama.
R.L. Burnside, "Please don't stay" ("S'il vous plaît, allez-vous-en").
La solution aux maux du jour.
Le blues du Mississippi.
Le vrai remède.

samedi, mai 03, 2014

Saturday Night Fever






















Un léger coup d'oeil dans le rétro, avant d'aborder votre week-end entre amis.
On vous trouve drôle (souvent),
élégant (les bons jours),
voire de bonne compagnie (un verre à la main).
Avant d'aller faire le beau sur la terrasse du village,
sachez apprécier cette carte postale envoyée par quelques amis en goguette, qui, en terme d'entertainment, savaient placer la barre à la bonne hauteur.
Autant dire très haut.
Libre à vous de cirer vos souliers,
ou de rester chez vous.
Vous voilà prévenu.
Les grands jouent dans cette cour là.

En 1965, accompagné par l'orchestre de Count Basie, le Rat Pack s'en donne à coeur joie.
Frank Sinatra, Sammy Davis Jr., Dean Martin, Johnny Carson au sommet.

La cool attitude!

jeudi, avril 24, 2014

Power Mac



















Cette petite chanson a croisé plusieurs fois mes oreilles lors de mes parcours alambiqués sur la toile, à la recherche de la mélopée du bonheur. Le (tout jeune) bienfaiteur (23 ans!) se nomme Mac DeMarco. Et on dit peu de choses sur lui. Mais toutes sont curieuses, voire réjouissantes.
A ses débuts, ce canadien d'origine aurait participé à des expériences médicales pour de l'argent.
Il aurait enregistré un premier album proposant des sketches et des chants au ralenti.
Il utilise une guitare (acheté 30 dollars à 16 ans), il estime qu' "aucun musicien sérieux ne l'aurait utilisé".
De plus, durant ses concerts, il fait participer le public avec des blagues grivoises.
Pour finir, parmi ses influences avouées, il cite Jonathan Richman.

Bref, un certain talent pour écrire sa propre bio.
Loin des sentiers battus.
Comme ce titre qui me colle aux tympans.
A vous de juger.
L'album Salad Days est disponible depuis avril.

mardi, avril 08, 2014

rétroviseur












Le club The Venue (Londres), associé au magasine "Mojo", s'apprête à fêter dignement les 50 ans de la "Mod culture", avec concerts (bien sûr), défilés (mais oui...), concentrations de scooters, Vespa, Lambretta (of course), foire aux disques (évidemment), et autres animations du même cru..."Mojo", le webzine cette fois, présente une sélection de 30 titres qui rappellent, on ne peut mieux, la mouvance musicale de ces quelques années électriques. Avec, pour n'en citer qu'un, le fabuleux Brian Auger, dans une puissante version de son Black Cat. Quand les kids étaient, plus que jamais, all right!

mercredi, avril 02, 2014

vitamine C


Donc, voilà:
Swearin'
Bon d'accord...
mais bien sûr...
Ca transpire The Breeders (et combien d'autres...) par tous les pores...
De bons slackers de Philadelphie
qui nous la racontent nineties dans le salon, avec les copains...
Mais que voulez-vous que ça me fasse?

C'est une putain de bonne chanson!
Une putain de bonne chanson!

Avec des filles,
de la fuzz épaisse,
une grosse envie,
et même une mélodie (on en demandait pas tant).
C'est à peu près tout.
C'est pas bien compliqué.

En fait,
si.


lundi, mars 31, 2014

Back in the night














Je suis passé cet après-midi au creux de ma vallée. Et avant de rejoindre celle qui m'a mis au monde, j'ai fait une petite pause devant cette bâtisse qui abrite la mairie de Hayange et la salle municipale le Molitor. Je me souviens, nous avions assuré, il y a une vingtaine d'années (mon dieu!), la première partie de Dr Feelgood (du vivant de Lee Brilleaux, c'est vous dire si la soirée fut bonne...) dans cet ancien cinéma.
C'est dans cette salle que j'ai découvert, adolescent, le grand écran,
et Stanley kubrick,
et Bruce Lee...
et tant d'autres,
Mais l'heure n'est plus au rock'n roll,
ni au cinéma,
dans cette ville qui accueille à bras ouverts un jeune trentenaire frontiste.
Qui n'a connu ni Bruce Lee, dans les années 70,
ni Feelgood chauffé à blanc à deux pas de son (nouveau) bureau.
Et qui n'a, sans doute, jamais connu mes copains d'école de l'époque,
issus, comme moi, de l'immigration massive de nos familles,
et pour qui l'expression "préférence nationale" n'a toujours aucun sens.
Un jeune trentenaire qui va, avec ses petites mains, et ses grandes idées, panser tous les maux de cette vallée tourmentée.
Mon père, et mes grand-pères pourraient se retourner dans leurs tombes.
Mais je ne leur dirais rien.
Il fait nuit au pied des derniers haut-fourneaux.
Il fait nuit, et pour longtemps.

Une petite pensée à tous ceux qui vivent ou ont vécu dans cette ville, et qui ne souhaitent pas être associés à cette nouvelle mairie.
Il y a des gens raisonnables à Hénin Beaumont,
à Fréjus,
et dans cette vallée aussi. J'en suis sûr.
Tiens, ma mère m' a reconnu derrière sa fenêtre.
Voilà quelqu'un de raisonnable.

S.O.S.

Au secours!
Elle est où ma vallée?
Elle a perdu la tête.
Elle s'est couchée.
Elle se roule dans la bêtise.
J'y retourne toutes les semaines pour alimenter ma mère qui a perdu la mémoire.
Aujourd'hui elle n'est plus la seule.


jeudi, mars 20, 2014

Springtime!


Superfood (bande de jeunes lads so British) s'amusent à reprendre (en coeur) le hit interplanétaire de ces voyous de Beastie Boys (You Gotta Fight For Your Right To Party)...Et, contre toute attente, c'est assez réjouissant. Plus smoothy-groovy que l'énergie punky-bastard de l'original. Mais ne boudons pas notre plaisir, et, avouons-le, c'est plutôt de bonne facture.

Et puis ça pourrait bien faire danser les filles.
Et rougir les garçons.
C'est la saison.

lundi, mars 17, 2014

vendredi, mars 14, 2014

2mn30 de joie intense

Quand il fait beau,
comme il fait beau,
depuis quelques temps,
me vient l'irrésistible envie d'ouvrir les fenêtres,
et de chanter à tue-tête
Wimoweh.
C'est plus fort que moi.
Je vais finir de bonne humeur,
si ça continue.

jeudi, mars 13, 2014

clic clac

















Le célèbre reporter de guerre (Robert Capa) appréciait le Kodachrome, qu'il expérimenta dès 1938.
La preuve en cent tirages modernes exposés à l'International Center of Photography, à New York, jusqu'au 4 mai. (Libé. 13/03/14)
Rares photos d'où se dégage une sensation d'intimité et de quiétude. L'article est intitulé Capa, la couleur douce. On ne peut mieux dire, comme sur cet extraordinaire portrait de Ernest Hemingway en compagnie d'un de ses fils, à Sun Valley, dans l'Idaho, en octobre 1941.
Décidément, ce mois de mars est bon pour les yeux.


mercredi, mars 12, 2014

la fureur de vivre





Jon Savage, journaliste anglais, remarqué à la fin des années 70 pour ses accointances avec le mouvement Punk (une biographie consacrée aux Sex Pistols England's dreaming, vivement conseillée) a publié en 2007 Teenage: The création of youth culture.
C'est précisément ce livre qui inspira le documentaire sobrement intitulé "Teenage", fruit d'une collaboration entre le critique et le réalisateur Matt Wolf.
Ce film tente de définir les origines de ce "concept", ou "période de la vie", révélés aux Etats-Unis en même temps que le rock'n roll, et dont les experts situaient l'activité entre 16 et 24 ans (un peu plus tôt, de nos jours, je pense...).
Cerise sur le gâteau, la bande son a été confiée à Bradford Cox, le leader des groupes "Atlas Sound" et  l'excellent "Deerhunter".
Le film est présenté jusqu'à dimanche à la Gaîté Lyrique (Paris 3e), mais devrait connaître, très vite, d'autres modes de diffusion.
Et qui sait, peut-être bientôt sur la toile,
si les jeunes pirates,
nos ados,
font bien leur boulot.
)

lundi, mars 10, 2014

En piste






Voilà de quoi nous réjouir, avec ce combo ska très inspiré, The Beat, dans une version dub de cet incroyable "Stand down Margaret".
Nous réjouir, car il fait beau sur l'hexagone, et que ce printemps, qui s'invite avant l'heure, nous donne des fourmis dans les jambes, et du baume au coeur.
Comme cet orchestre Londonien qui a fait sautiller la perfide Albion, fin seventies, début des années 80. Et même si ce ska (grand millésime) nous invite à pousser les tables des terrasses pour mieux frapper les talons, et lancer nos bras, il ne faudrait pas oublier le texte.
Stand Down Margaret ("Retire-toi, Margaret"), invitait Margaret Thatcher à quitter la scène, prendre ses jambes à son cou, bref déguerpir au plus vite, car le pays allait au plus mal.
Une histoire peut en cacher une autre. Il faudra nous en souvenir, très bientôt.
Joignons l'utile à l'agréable.
Ainsi,  allons danser comme des diable dans les rues pavées de nos citadelles sur des rythmes zinzins,
mais n'oublions pas, le moment venu, de glisser un petit bulletin dans l'urne.
Sans ça, une "Margaret" pourrait bien nous tomber dessus.
Et clore le bal.

Tout le monde debout!

samedi, mars 08, 2014

Teenage Kicks

Donc, Joe Strummer et Ian Dury, "Janie Jones" en concert à Philadelphie le 06 mars 1980.
Il y a donc 34 ans, pile-poil.
J'avais 20 ans, donc,  et ces deux là ont secoué mes jeunes années.
Ce qu'il y a d'étonnant, quant je vois cette photo,
c'est que j'écoute encore  l'un comme l'autre, sans nostalgie aucune.
Juste parce que c'est rudement bien.
Aussi parce que Shaka Ponk c'est pas pareil.

Cela dit,
on peut vivre sans ces deux regrettés lascars.
Mais là aussi, c'est pas pareil.

mardi, mars 04, 2014

Angel Heart












Quelques apparitions aux côtés de Bonnie Prince Billy, un album, puis un deuxième sous son nom, auront suffi à secouer le landerneau du Folk-Rock indé, celui-là même qui s'extasiait devant les roucoulades d'une jeune Lana Del Rey, il y a peu. Et les comparaisons ne s'arrêtent pas là, puisqu'on lui prête des liens de parenté avec d'autres chanteuses affranchies telles que Cat Power, ou encore Hope Sandoval (Mazzy Star). Peu importe, si les comparaisons sont flatteuses, elles ne lui sont d'aucune utilité, car Angel Olsen a suffisamment d'envergure pour voler de ses propres ailes et dévoiler sur chacun des titres de ce dernier opus (Burn Your Fire for No Witness) un fichu caractère. Comme sur ce "Hi-Five", Lynchien à souhait, enrobé d'une guitare trémolo comme on les aime. Perfect.

mardi, février 25, 2014

Lounge



Voilà un drôle de petit gars from Chicago, qui officia jadis au sein de quelques discrètes formations telles que les Hommes, ou encore Stereo Venus, et qu'on retrouve en solo, toujours avec le même propos, un orgue au bout des doigts, et des rêves de Bandes Originales sixties plein la tête.
Quand le swing racé se mêlait à l'élégance des convives
(chaussures vernies, chemises satinées, jupes courtes, très courtes).
Une époque.
Insouciante, et joyeuse.
Qu'on aime (re)visiter à l'occasion, surtout quand le guide, qui connaît son affaire, se nomme Rory More.
Puisque l'hiver semble déjà déposer les armes, remisons au placard nos grossières doudounes hideuses et apprêtons-nous pour le bal.
C'est le retour des festivités.
Avec Rory More aux commandes.
Ready, steady, go!