samedi, novembre 23, 2013

Tonton flingué


Le cinéaste français Georges Lautner, auteur des Tontons flingueurs, est mort, vendredi 22 novembre à Paris, à l'âge de 87 ans.


Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.(M. Audiard)

mercredi, novembre 20, 2013

le sens de ma vie














 «Nous nous réunissons et nous sommes en train de mettre sur pied un spectacle - c’est pour de vrai», a déclaré Terry Jones à la BBC.

«Je suis très excité. J’espère que ça va nous rapporter beaucoup d’argent. J’espère pouvoir rembourser mon emprunt», a ajouté Terry Jones.

(Autant la reformation des Sex pistols m'avait flanqué la nausée, autant celle des Monty Phyton me réjouit...allez savoir...)

mardi, novembre 19, 2013

la vie de Brian


Et si on arrêtait de parler de Pop Musique, une fois pour toutes.
Et si on arrêtait, même, d'en faire.
A quoi bon.
Comment dépasser ces quelques minutes de grâce.
Cette version inédite (répétition en studio), rare, et déshabillée, montre à quel point Brian Wilson dépassait, à l'époque, et de loin, quiconque essayait d'écrire ne serait-ce que l' intro d'une bonne chanson.

Passons à autre chose.
(Mais n'oublions jamais de glisser Pet Sounds dans nos bagages...)

mardi, novembre 12, 2013

Arizona dream

Bon,
il va falloir se réunir,
derrière un verre,
de vin chaud, c'est de saison,
(ou autre chose, c'est mieux)
et admettre,
tous,
comme un seul homme,
que notre ami Nico a déplacé des montagnes.
Que Monsieur Moog est grand.
Et du bout de son crayon,
comme sur la voie ferrée
qui court le long du manche de sa guitare,
notre troubadour local a réalisé ce que nombre d'entre nous n'a fait qu'effleurer
dans ses rêves
(les plus ambitieux),
côtoyer,
et partager,
ne serait-ce qu'un instant,
(c'est à dire une éternité quand on aime, comme on aime)
la scène locale de Tucson, Arizona.

Comme en témoigne ce lien.

En compagnie d'howe Gelb, pour n'en citer qu'un.
Excusez du peu.

Le frenchy talentueux,
sans faire de bruit,
a traversé les océans,
les prairies, les hameaux,
et les chemins de fortunes,
pour graver sur quelques mètres de pages blanches
le témoignage de ces belles rencontres.


En vente dans les bonnes épiceries.
Et si vous n'avez qu'un cadeau à faire pour les fêtes,
ce sera celui-ci.
vous n'avez pas le choix.
C'est un ordre.


mardi, octobre 22, 2013

Jack London Calling

...bon, c'est pas nouveau...mais chaque fois que je tombe sur une de ces couvertures détournées, je me tape sur le ventre...Alors épinglons une fois pour toute, sur le mur de ce blog, quelques unes parmi mes préférées, et décernons le grand prix Jean Yanne de l'impertinence à cette jeune artiste épatante:





dimanche, octobre 20, 2013

La La La

Puisqu'il semblerait que ce soit difficile,
voire douloureux,
pour certains,
d'affronter la grisaille et l'air humide de ce mois d'octobre qui,
avouons-le,
ressemble à s'y méprendre à un mois d'automne...
...Je vous propose une solution.
La solution.
N'ayons pas peur des mots,
le remède!
Cette découverte pourrait bien nous faire passer l'hiver en rythme et dans la bonne humeur...
D'ici là,
Elle vous fera déjà passer un bon dimanche,
d'automne,
pour sûr!

Attention,
voici
POKEY LAFARGE!


Cadeau.

mercredi, octobre 16, 2013

Kids

Voilà la bonne nouvelle du mois.




















7 octobre, date officielle de la sortie d'un EP (4 titres, donc) du beau Niall Galvin, aka Only real: "Days In The City".
Premier extrait: Get in on.
Only Real, que la presse d'outre manche qualifie de "garage hip hop crooner".
On est pas loin du compte.
Un jeune blondinet de l'ouest de Londres, qu'on jurerait cousin de notre bien aimé King Krule.
(ils ont le même âge, à savoir une vingtaine de printemps au compteur).
Mais quand le King officie en solo, et à la tombée du jour, le jeune Only Real préfère sortir en meute et sous le soleil (exactement).
Ca ne change pas grand chose à l'affaire.
Le terrain de jeu est le même.
Et la partie ne fait que commencer pour ces jeunes loups.
Ils finiront par se retrouver.
Sur nos platines, c'est déjà fait.
Let's play!

mardi, octobre 15, 2013

Mekanïk Destruktïw Kommandöh

Audiofanzine, comme son nom l'indique est un webzine destiné aux musiciens de tous poils, avides de nouveautés, une boutique numérique qui alimente ses rayons des nombreuses trouvailles de leurs chroniqueurs avertis. Musicien, moi-même, à mes heures perdues, il y a quelque temps encore, j'allais me promener régulièrement dans les allées de ce grand magasin pour mélomanes pratiquants.
J'y suis retourné, il y a peu, et j'y ai fait de belles trouvailles:

Comme cette fameuse pédale d'effet Farmer's Mill.
quésako?


"la pédale Farmer's Mill, destinée à détruire le son de votre guitare. La pédale vient d'être mise à jour."

???

"Pour rappel  Farmer's Mill simule le bruit que peut faire votre guitare/ampli quand le câblage vous lâche : saturation, craquements..."


"Pour la modique somme de 99 euros."

"Le jour où la connerie se vendra en tubes, il y en a qui seront les premiers à s’offrir une brosse à dents."
Michel Audiard.

dimanche, octobre 13, 2013

les rythmes et les bleus

Alors que je souhaitais une saine activité en ce dimanche grisonnant, coincé entre quatre murs par un marathon envahissant toute la ville, j'eu la drôle d'idée (mais après tout il y a plus drôle, comme de courir en short dans ma rue) de traduire les paroles d'American pie de Don Mc Lean.
Ne pas allumer la télé étant un défi en soi,
traduire ce fichu texte qui hanta mes tendres années en est un autre,
et de taille.
Première difficulté:
A la première écoute, le texte défile à toute allure,
et ne me laisse aucune chance.
Je décide alors de m'aider des travaux antérieurs déposés sur la toile par d'autres amoureux du folksong américain du début des seventies.
Et là, surprise,
un monde nouveau s'ouvre à moi,
entre la poésie surréaliste et la notice explicative de votre robot-mixeur traduite du coréen au français (par un mot à mot vertigineux).
Bref, un pur moment de bonheur.
Je vous le donne tel quel:
You both kicked off your shoes
Tu avais donnez un coup de pied outre tes chaussures
Man, I dig those rhythm and blues
Mec, je creuse les rythmes et les bleus

A ceux qui lui demandaient une explication quant au texte, Don Mc Lean répondait: "désolé de vous laisser seul, mais j'ai compris, il y a longtemps, qu'un artiste doit écrire, puis passer à autre chose..."

Certains traducteurs devraient d'abord passer à autre chose, avant d'écrire.

Mais attention, 
coeurs sensibles éloignez-vous, 
il y a plus dangereux qu'une traduction maladroite,
Il y a les adaptations.
Claude François décida d'adapter ce merveilleux titre en 1972:
"American Pie" devint "feu de paille", face B du 45 tours: "quand l'épicier ouvre sa boutique".

J'ai la tête qui pique un peu.


mercredi, octobre 09, 2013

mercredi, jour des enfants
















Ils nous avaient séduit en Janvier.
Les voilà à nouveau en octobre.
Avec toujours la même énergie,
et le talent naissant d'alors, qui se confirme sur cette nouvelle plage illustrée.
A défaut d'une actualité réjouissante, retrouvons nos (tout) jeunes amis sur le pont.
The Parquet courts.
les nerfs à vifs.
Comme on les aime.




jeudi, septembre 26, 2013

Nuits Blanches


Depuis quelques semaines déjà mes nuits sont agitées. Segmentées. Découpées en petites tranches d'éveil, suivies d'assoupissements furtifs, puis, à nouveau les yeux grands ouverts, mes pensées se bousculent comme en plein jour. Il m'arrive parfois, par dépit, de saisir la télécommande afin de m'évader un peu, de me distraire, en attendant le retour du sommeil réparateur. Cette nuit , ce matin plutôt, puisqu'il sonnait 4 heures au clocher, j'ai découvert au détour d'un zapping mollasson, une vidéo étrange qui illustre une chanson sublime.
L'artiste est belge: Eric Legnini. Pianiste de son état. Son domaine de prédilection: le jazz.
Il est ici accompagné d'un chanteur anglais, Hugh Coltman (from the Hoax).
Il y a du Moondog dans ce titre.
Il y a pire comme référence.
Il n'y a pas mieux comme berceuse.
Mes nuits sont plus belles que vos jours.
Le temps de quelques accords.

lundi, septembre 02, 2013

les filles du mois


"Quand vient la fin de l'été 
Sur la plage
Il faut alors se quitter..."
disait la chanson...
Quitter les garçons coiffeurs au teint halé, sans doute,
mais pour vite regagner les caves,
de Dublin, par exemple,
comme celles repeintes par les "September girls":
en noir.
Elles y concoctent une potion vénéneuse, mais miraculeuse (en écoute, ci-dessous) qui devrait les rendre célèbres avant l'automne. 
Auquel cas, 
il leur faudra changer de nom.

dimanche, septembre 01, 2013

Fight for your right

Depuis quelques minutes: septembre...
Une dernière fournée réjouissante from outre-manche, par la bondissante MIA, avec ce titre que n'aurait sans doute pas renié le beau Strummer si ce sale hiver 2002 ne nous l'avait enlevé. Décidément le bon  Joe nous revient souvent en mémoire, ces derniers temps. C'est sans doute qu'il nous manque encore, ce vieux pirate. Au point que j' imagine sans mal sa voix sur ce titre... A défaut, c'est la belle MIA qui se colle au micro,  et qui règle ses comptes: "..Did you ever fight for me? Did you cry for me?.."
...jusqu'au final, assez inattendu..

L'automne peut pointer le bout de son nez.
Même pas peur.

vendredi, août 30, 2013

London Calling

Je l'avais rencontré en 2010, il se présentait à la face du monde sous le nom de Zoo kid. Et c'était rudement bien.
Je l'avais retrouvé peu de temps après, il se faisait appeler, alors, King krule. Et c'était rudement bien.
Revoici aujourd'hui Archy Marshall, Aka King krule donc, un nouvel opus sous le bras (6 Feet Beneath the Moon) et c'est une fichue bonne nouvelle. Car c'est rudement, rudement bien.

Et si vous pensiez que ce crétin de Pete Doherty était le digne héritier de Joe Strummer, alors dites vous bien que le seul rejeton digne d'un tel héritage, ressemble davantage à cet enfant aux cheveux rouges et à la voix aussi épaisse que le goudron des rues du sud-est de Londres. Car lui aussi ne souhaite pas s'enfermer dans un style, et va taquiner les genres, sans retenue, que ce soit le jazz, le blues ou le hip-hop (une autre aventure discographique sous le pseudo Edgar the beatmaker...ce gars-là n'a que 19 ans!).
Longue vie au roi!

Jukebox Babe

Si vous passez par Londres (au nord, précisément), faites un détour par les bureaux de The Amy Winehouse Foundation, vous y découvrirez un magnifique J-200 stereo Jukebox (1959) ayant appartenu à Mme Winehouse, d'octobre 2007 jusqu' à ce triste 23 juillet 2011.

So what?

La playlist, les amis.
Du velour.
Avec entre autre, Billy Fury, Mama Cass, Aretha Franklin, The Kinks, Ella Fitzerald, ainsi qu'une version de "I love you more than you'll ever know" par Donny Hathaway, qui doit être le morceau le plus lent de l'histoire de la soul music. Mais peut-être le plus beau aussi.
(Artiste cité dans le titre "rehab", vous ne pouvez rien m'enseigner que je ne puisse apprendre de monsieur Hathaway...)
Mais,
en cette période de rentrée générale, je vous sens le moral au plus bas,
je pointerai, donc, le morceau le plus up-tempo de cette liste: A Message To You Rudy, par The Specials.
Et, à l'écoute de sa trop courte discographie, on notera l'enseignement qu'elle aura également suivi de ces rude-boys. Hommage appuyé.





mercredi, août 28, 2013

Wall of sound

Déjà remarqués en décembre dernier pour une sublime version de "something on your mind" (Karen Dalton), les trois jeunes gens de Wall (une guitare, une basse, un chapeau) nous donnent des nouvelles. Ils vont bien. Chantent en public. Et mangent à leur faim. C'est beaucoup. Pourvu que ça dure.

samedi, août 24, 2013

Saturday night fever

Si les Stones l'avaient écrit,
on aurait crié au génie!
Les Strangeloves l'ont fait...
Et ils ont sombré dans l'oubli.
Mais pas pour tout le monde.
Il est grand temps de raviver les mémoires...

(Et avouons-le,
si les Stones sont morts sur nos platines...
les Strangeloves bandent encore!)
(Les HouseRockers pourraient bien l'inclure à leur répertoire, dès la rentrée...faudra pas pleurer...)

local (anti)hero

Leur label: "Audio Antihero"
...qui affiche une profession de foi: "Specialists  in commercial suicide".
Le groupe: Cloud.















Et,
en effet,
rarement vu (entendu) un groupe aussi cohérent.
Ils font ce qu'ils peuvent (mais pas plus), et gardent la tête dans les nuages.
Et,
contrairement à d'autres, moins doués,
mais plus malins,
Il est à parier qu'ils n'en vendront pas des caisses.
Pourtant je me suis surpris à dodeliner de la tête à l'écoute de ce titre..
Mais ça reste entre nous.
Et si, malgré tous leurs efforts, ils venaient à caracoler en tête des hit-parades,
il ne faudra pas leur en vouloir.
Ils n'y seront pour rien.

Irish Pub

Soufflé à l'oreille par Ralph (HouseRockers, Wad-billys, you know...), il existerait, au fin fond de l'Irlande, quelques jeunes trublions, armés d'instruments ancestraux, qui sèmeraient le trouble dans les arrières salles des pubs locaux...The Strypes.
Hum, hum...
Qu'en est-il exactement...
Et bien, il suffira, cette semaine, d'ouvrir votre "Mojo" (version numérique) à la rubrique this just in, pour s'apercevoir que notre ami disait vrai.
Ils accueillent sur scène notre bon Wilco Johnson, et son acolyte (de la belle époque) john B.Sparks (à la basse), pour une reprise du désormais "culte" "Roxette".
La relève est, donc, assurée.
Et de belle manière.
Les efforts de notre cher Docteur n'ont pas été vains. La flamme est maintenue par ces 4 garçons venus d'une petite île qui a vu naître Van Morrison (et ses Them)...
Gloire à eux!
G.L.O.R.I.A...Gloria!

vendredi, août 16, 2013

retour de flamme



Après une (trop) longue absence, due à des évènements indépendants de ma (bonne) volonté, je décide, en ce lendemain de fête de la mi-août, de reprendre les pages de ce blog en main. Et de les tordre. Afin de vérifier si la source n'est pas tarie. S'il en coule encore, ne serait-ce que quelques gouttes, de cet élixir de jouvence qui a fait le bonheur de nos platines et de nos tympans sensibles. Et bien oui. Il en reste encore, parmi l'innombrable majorité d'imposteurs, de poseurs, et de becs à foins de tous poils qui s'agitent vainement, et brassent du vent, une guitare à la main, ou une souris entre les dents, il en reste encore, donc, des aficionados de la chose musicale, inspirés et de bon goût, et surtout de mauvaise humeur.
Et qui me donne, pour la première fois depuis longtemps, l'envie de pousser les meubles du salon pour me trémousser en attendant la venue des forces de l'ordre.
Ceux-là nous viennent de Portland.
Ils sont deux.
(Janet Weiss, batterie et Sam Coomes, le reste...)
leur nom: Quasi.
le label: Domino.
Ensemble depuis plus de vingt ans, à s'acharner sur leurs pauvres instruments.
Ils proposent un double album à la rentrée, Mole City.
(je sais, c'est long...mais quand on aime...)
Et pour nous faire patienter: ce titre,
"you can stay but you gotta go"!

C'est pas la révolution.
C'est le bordel.
C'est déjà beaucoup.