vendredi, septembre 18, 2020

new kid in town




photo by Maxwell Granger


ETHAN P. FLYNN 

Jeune gars (à peine 21 ans) né dans le Yorkshire 

basé à Londres depuis qu'il quitte l'école, à 18 ans

participe  activement à la jeune scène Londonienne 

(co-auteur de certains titres sur l'album de FKA Twins, 

s'affiche auprès d'autres artistes tels que Slowthai ou Vegyn)

et se décide rapidement à publier sous son propre nom

enregistre un premier album pour le label Young Turks

"B-sides and rarities"

dont les titres à eux seuls méritent le voyage

"Everybody's dying to meet you"

"Are you doing this to hurt me"

et d'où est tiré cette mélancolique douceur que voici

"what you do to me"

elle n'est pas la meilleur,

car elles sont toutes merveilleuses

mais c'est le dernier single en date

une lointaine parenté avec Badly Drawn Boy

dans l'art d'écrire des petites choses plus grandes que la vie

en quelques notes

et en quelques mots

aussi



jeudi, août 27, 2020

Âme câline



Un supplément d'âme pour clore cet été hors du commun
Soul estampillée 2020
cette année n'aura pas été vaine
Arlo Parks,
un père nigérien, une mère moitié tchadienne/moitié française
elle grandit néanmoins à Londres
elle héritera, de sa mère le spleen de Brel ou de Piaf
Fela Kuti, Charles Mingus, Coltrane ou Miles Davis, de son père,
et d'une belle collection de vinyles du tonton
elle se nourrit autant de hip-hop (the roots) que de jazz et de soul (Aretha Franklin, Al Green)
c'est Lily Allen qui entend son premier titre (Cola) à la radio,
tombe sous le charme,
et partage à qui veut l'entendre
(la bonne fée)
Arlo Parks écrit "super sad génération" mais le titre est trompeur,
"il y a beaucoup à dire sur cette génération Z c'est vrai, mais elle est aussi vibrante, super créative et porteuse de plein de bonnes choses".
aucun doute

en boucle sur ma platine
jusqu'au prochain confinement
et au delà



samedi, juillet 25, 2020

Expresso



































voilà Goa Express,
jeunes lads de Burnley (Angleterre),
James douglas Clarke (guitares)
Joey Stein (guitares)
Joe Clarke (clavier)
Naham Muzaffar (basse)
Sam Launder (batterie)

leur fougue fait des miracles,
comme ce titre Goa 
qui pourrait ressembler à tant d'autres
mais qu'ils balancent à fond de cale
comme si leur vie en dépendait
et explosent l'affaire en 1 minute 40 chrono

et ça fait toute la différence

c'est court
mais c'est bien assez pour faire chavirer les premiers rangs

C'est de leur âge

lundi, juillet 20, 2020

GIRL POWER



Los Bitchos!

Serra Petale (ça ne s'invente pas), guitare lead
Carolina Faruolo, guitare
Josephine Jonnson, basse
Nic Crawshaw, percussions,
et Augustina Ruiz au keytar

Jeunes pousses britanniques (à peine deux années d'activité au compteur)
proposent des instrumentaux proches de l'esprit Venture, shadows, etc..(vous saisissez?)
mâtinés de cumbia,
voire de garage rock psychédélique
(dans l' esprit, plus que dans la facture, mais c'est déjà beaucoup)

Les jeunes filles ont choisi (ou l'inverse, allez savoir) Alex Kapranos (Franz Ferdinand) pour peaufiner leurs méfaits

J'y ai trouvé une parenté joyeuse avec le tant aimé "Egyptian Reggae" du vénéré Johnatan Richman (et ses Modern Lovers), qui nous avait fait oublier, en cette année 1977, l'espace d'un instant, la fureur du Punk naissant

Et comme cette année, plus qu'aucune autre auparavant, la rentrée est plus qu'incertaine pour chacun des êtres vivant sur cette planète,  je vous propose une alternative à la déprime, dans un baroud d'honneur et avec l'aide de ces jeunes filles exemplaires

Dansons sous le soleil jusqu'à perdre haleine
Tant qu'il nous reste du souffle


jeudi, juin 11, 2020

Bas les masques





(photo: Paul Bachmann)

Fontaines DC,
qui avait déjà posé une mini bombe dans ces pages,
à l'époque,  avec un extraordinaire "big", et sa vidéo radicale,
c'était il y a un peu plus d'une année,
et ils étaient encore peu de choses,
mais déjà brillants,
depuis, ils ont intégré (entre autre) la playlist de FranceInter,
(oui, oui, testé cet après-midi sur le parking du fameux Intermarché de Magny.
bonne adresse)
c'est vous dire le chemin parcouru.

parfaite chanson d'amour
post confinement,
s'il fallait ponctuer cette période trouble,
ces énervés Dublinois ont trouvé les mots,
(écoutez ce texte, traduisez-le si nécessaire,
c'est beau comme du Lalanne
enfin, presque)

ils reviennent,
et nous rappellent à quel point le rock (gros mot)
est moribond
puisqu'à part eux, et une poignée d'aficionados,
..hum, hum

Mais ces furieux irlandais bossent aux Urgences,
et maitrisent les soins comme personne,
raniment la bête,
pour un nouveau chapitre!
C'est la fête.
applaudissements (fournis) aux balcons

Fontaines DC est leur nom
A hero's death
leur nouveau fait d'armes,
et je pèse mes mots.



vendredi, mars 06, 2020

Beau Bizarre

Photo @Stay Awake/Livy Bertrand

Voilà le parfait combo qui additionne, sans vergogne,
tout ce qui, d'ordinaire,
m'encourage à passer mon chemin:

en français dans le texte
-ouch, périlleux
(mais bravo d'essayer)

pratique l'hommage sixties,  et dansant
-aïe, comme tant d'autres
(il doit y avoir une raison)

blouson doré
-pfff, Anna, fille cadette de Le Clézio
(mais restons objectifs)

après the Liminanas, qui surfent sur la même vague rétro/tiède
(un peu surestimés, à mon goût)
voici la nouvelle coqueluche des playlists Radio Nova:
Juniore

Et bien soit
en ce mois de mars humide à pleurer
ne boudons pas la chose
et laissons-nous aller
en attendant des jours meilleurs
et qui sait, il se pourrait qu'ils soient encore à tourner sur nos platines
aux premiers rayons de soleil

Anna Jean, voix et textes
(conception pochettes, et vidéos)
Swanny Elzingre, aux tambours
et Samy Osta, musicien producteur
(qui travaille pour La Femme ou feu ! Chatterton, par ailleurs)

pour illustrer le propos
cette petite chose mi-Morricone, mi-B 52's
On a aimé pire


vendredi, janvier 17, 2020

sous le soleil, exactement


Drôle de nom, "Jaialai" pour ce combo de Miami (Floride), qui pratique un léger rock garage teinté shoegaze, voire afro-cubain (voisins), que le commun des mortels (paresseux) résumera par psyché.
Soit,
Effaçons l'étiquetage d'usine et jugeons par nous-mêmes:
Cette contrebasse (Mario) qui chaloupe et ondule cette petite chose, de bout en bout,
sur une rythmique fidèle et régulière (Ricky)
le tout nappé des guitares cristallines d' Oscar et Mario,
transporte la voix éthérée de Jovi pour un voyage de 3 minutes 14.
Il n'en faut pas plus pour faire passer la Floride,
de
terre d'accueil pour retraités fortunés,
à
nouvel eldorado indie de la côte Est.
C'est dingue ce qu'on peut faire en 3'14".
D'accord,
c'est exagéré.
Mais
ces gars là..
s' ils persistent
et se reproduisent,

sait-on jamais.