dimanche, novembre 17, 2019

la fête de fin d'année


L'automne est morose,
comme il se doit.
La fatigue, d'une fin d'année laborieuse, se fait sentir.
L'humeur est au plus bas.
Et,
cerise sur le gâteau sec,
pas une nouveauté
qui ne séduise mes esgourdes depuis l'été.
depuis l'été?
Pfff,
alors je me retourne,
rebrousse chemin,
et retrouve l'histoire là où je l'avais laissée.
Et c'est tant mieux,
car il y a du nouveau..

Sans avoir l'air d'y toucher,
du fond d' un canapé,
une bière à la main,
ces branleurs, qu'on avait quittés en formes,
nous donnent encore de quoi rêver.
Généreux.
Des rêves en carton, certes.
Mais des rêves tout de même.
Honkies,
qu'on ne présente donc plus, puisqu'ils ouvraient le bal (ici) en ce début d'année,
nous reviennent, en pleine saison des guirlandes, comme pour nous rassurer.
Tout n'est pas perdu.
Ils ont les ingrédients (à la louche) et la bonne recette (griffonnée).
Il n'y a plus qu'à mettre le feu (au sapin).
On dit merci.

samedi, juillet 27, 2019

échappée


Une vieille connaissance, Sam Coomes,
qu'on avait croisé en couple, ici même,
il y a déjà six étés,
avec sa tendre et bien aimée Janet Weiss, à la batterie.
Magnifique, drôle et bruyant duo: Quasi.
Ils sillonnent toujours les routes, sans perdre le cap,
mais, comme à leur habitude, sur le bas côté.
Multipliant les side projects, pour tromper la lassitude,
comme celui-ci pour Sam.
Seul derrière son vieux clavier,
duquel s'échappent quelques notes rythmées
qui évoquent instantanément le 96 tears
de Question Mark & the Mysterians.
Un hommage bien senti plutôt qu'une pâle copie désincarnée,
comme trop souvent.
Et c'est tout le talent de Sam Coomes.
Juste,
comme il faut,
comme on aime.

Let's go Sam!

(Photo: CRAIG WILLIAM JOHNSTON)

mercredi, juillet 24, 2019

Jeune bouture


Ils se nomment SQUID (calmar, ou calamar, les deux sont acceptés)
et, ne vous fiez pas à leur nom,
sont plutôt durs pour des mollusques,
avec un batteur-chanteur (Oleg Judge), énervé comme il faut,
par des fins de mois difficiles (lyrics),
avec une guitare, une basse, un clavier,

mais aussi une trompette,
et c'est ce qui m'a plu,
car c'est un instrument très difficile.

ils vivent à Londres, depuis peu,
mais sont originaires de Brighton,
(station balnéaire,
bord de mer, donc,
crustacés, mollusques,
calmars.CQFD)
leur dernier single s'intitule "Houseplants" (plantes d'appartement),
et nous allons l'écouter très fort.
Les voisins ne viendront pas se plaindre.
à 40°, personne ne bouge.

Si,
vos pieds,
là,
tout de suite.




vendredi, mai 10, 2019

basic instinct




SLEEP EATERS,
A 5 piece Country Garage Experience, from south of London!

Tels qu'ils se définissent.

Et c'est juste parfait.
Rien à ajouter.
Comme ce premier single,
Ghost on Fire,
Sans frime, et sans faux col.
1 an d'âge.
L'âge du groupe.
Et pourtant les vieilles bonnes histoires qu'on aime
coulent de source
au bout de leurs doigts.

Ces gars là n'ont pas inventé la poudre.
Certes.
Mais ils en ont plein les poches.
Et ils ont des allumettes.
Et ils pourraient bien s'en servir.
Et mettre le feu à votre week-end.

Ce sera peut-être de ma faute.
Mais ne comptez pas sur moi pour l'éteindre.

Je mets quiconque au défi d'écouter ce titre deux fois de suite sans monter le son.
J'ai essayé.
10 fois.
j'ai perdu.
10 fois.

samedi, mars 30, 2019

air frais



Bien que publié en 2018, ce titre des Rolling Blackouts  Coastal Fever, an air conditioned man, marque le retour des australiens dans mes playlists printanières.
Ca ne changera pas leur vie.
Mais ça change déjà ma journée.
On dit merci.
Il aura fallu l'oreille aiguisée de Richard Bellia pour me rappeler à leur bon souvenir.
On dit merci.
Ils nous avaient plu en 2016 (souvenons-nous),
ils confirment.
On dit encore.
Toujours ce marathon à vive allure, et ce tricotage de guitares loquaces et joyeuses
qui nous entraine jusqu'au bout de ces 4' 50mn sans faiblir.
Ouf!
Belle course.
bravo.

jeudi, février 28, 2019

Grand




(photo:Luis Kramer)

Originaire de Dublin,
Fontaines DC,
Quintet Irlandais (et ça s'entend) dont le nom fait référence au personnage de Johnny Fontaines dans the Godfather,
personnage inspiré par Sinatra. C'est donc un clin d'oeil à Sinatra.
Ils ajoutent à ce nom les initiales de leur ville: Dublin City.
Ils ont signé chez Partisan Record (The Idles!)
Ils tardent à enregistrer ce premier album que tout le monde attend.
Ils proposent cependant, et de façon régulière, des singles rageurs et implacables.
Comme ce titre exemplaire: Big.
Et réalisent, pour l'illustrer, le clip de l'année.
Pour nous faire patienter.
Rien que ça.
Merci.
Bravo.

mercredi, janvier 30, 2019

Space Cowboys


Originaires du sud de Londres,
Honkies.
Ils définissent (Bandcamp) leur musique comme une infusion de synthés (de qualité), de Country et Honky tonk du sud de Londres.
D'autres les associent au Rockabilly de Goat Girl, ou aux glapissements de la Fat White Family.
C'est presque trop.
C'est,
en tout cas,
ce que j'ai trouvé de mieux, depuis longtemps,
pour nous réchauffer les esgourdes (sous la neige).

Le meilleur concert auquel vous avez assisté?
Réponse du chanteur: Motorhead en 2005.
Meilleur chanson pour finir une nuit blanche?
Dean Martin, Send me the pillow you dream on
("envoyez moi l'oreiller sur lequel vous rêvez")

Honkies, espoir 2019?
On peut rêver.



mardi, janvier 15, 2019

entrée en matière.

Puisqu'il faut bien commencer l'année par un bout,
commençons ce nouvel épisode par un gros pâté de saison.

J'avais dans l'idée qu'il n'était pas la peine d'en rajouter,
qu'ils étaient devenus les nouvelles idoles du gratin radical indé,
depuis
qu'ils tabassaient autant que The Idles, mais à deux.
et donc
qu'il valait mieux se concentrer sur les jeunes pousses en mal de notoriété,
histoire d'étoffer le catalogue.

Mais c'était sans compter sur le talent des deux furieux de Nottingham
pour en rajouter une couche bien épaisse,
et s'imposer sur nos platines sans vergogne.
Une boite.
Une basse.
Une gueule.

Sleaford Mods.

Minimal.
Nouveau titre,
qui annonce un nouvel album.
Imparable.

alors on s'exécute.
On écoute,
et on bouge la tête.
Point.

mardi, janvier 01, 2019

Bien joué.














Voilà. L'heure du bilan a sonné. 
L'année 2018 fut dense. 
Et pleine d'émotions. 
Quelques artistes en herbe, et d'autres chevronnés, ont accompagné ma route. 
Et s'il fallait résumer, la compile du plus chouette Blog des internets s'en charge: 
8 titres au gré des saisons, et des humeurs. 
C'est pas grand chose. 

Mais ça fait plaisir.


samedi, décembre 15, 2018

Blood Sweat and Tears


Un frère,
de sang,
avec qui j'ai tant sué,
et pour qui je verse des larmes,
depuis ce triste hiver 2002.

Et puis,
au réveil,
j'ai cet air qui me trotte dans la tête.
Spinning Wheels.

Un de tes titres préférés,
fratello mio,
de ce groupe  rencontré sur notre platine l'année 1969.

Nous n'étions pas bien hauts (9 /10 ans),
mais le grand frère et le chouette cousin faisaient le job.

Spinning wheels,
la vie continue,
c'est sûr,

mais avec un peu de cette musique que nous avons aimée.
Comme un lien qui dure.


lundi, décembre 10, 2018

Pansement



Depuis Nashville, Tennessee, Kurt Wagner emmène ses troupes (Lambchop) sur les sentiers d'une "country alternative" (à leurs débuts, 90's), jusqu'à évoluer vers des contrées plus "post-rock", voire "soul", comme sur ce titre: Up with People.

Cette petite mélodie du lundi, comme un baume,
après de longues heures douloureuses,
pour
ceux qui ont foulé les pavés, ces jours derniers,
dans l'espoir d'améliorer un maigre quotidien.
Car il s'agit bien de cela.

Up with People.

Avec vous,

avec nous,
donc.

lundi, novembre 26, 2018

Gunn of Brooklyn



Un tout nouvel album début 2019 pour ce jeune musicien de Brooklyn, compagnon de route de Kurt Vile (ou encore The War on Drugs).
Ici, sur ce premier extrait, sans en avoir l'air, il tresse en douceur ses cordes et ses trémolos (pffff, j'adore ça..), jusqu'à l'épuisement (5mn tout de même).
Des petits airs seventies (Ode to Billy Joe, Bobbie Gentry), juste ce qu'il faut.

En concert en avril de par chez nous:
Lyon, le Sonic,
Paris, Le Petit Bain.
A vos agendas.
Pour une soirée tranquille.

Steve Gunn



























 




mardi, septembre 11, 2018

art brut





Extrait:
Lonnie Bradley Holley,
parfois connu sous le nom The Sand Man,
est un artiste afro-américain et éducateur d'art.
Il est né le 7° de 27 enfants et prétend avoir été échangé
contre une bouteille de whisky à l'âge de quatre ans.


mercredi, septembre 05, 2018

Rentrée (chez vous)

Il en a fallu des heures d'écoute avant de dénicher ce petit air guilleret qui enchantera vos prochains jours (et prochaines nuits, si vous êtes nés au 21e siècle).
Puisque la rentrée est (par définition) morose, il fallait bien quelqu'un pour vous sortir de cette torpeur paresseuse.
Parce que le pays a besoin de gars comme vous!

bon, je m'égarre..

Ok, vous ne comptiez plus sur moi pour vous distraire (le dernier post date de mai, tout de même!)
Et bien vous aviez tort.
Je l'ai la pépite qui tournera,
inlassablement,
45 fois par minute,
sur vos platines numériques,
et qui musclera vos (jolis) mollets sur le dancefloor improvisé du salon,
en cette fin d'été.

Rex Orange County,
alias, Alexander O'Connor,
Royaume-Uni
20 ans,
classé dans l'indie pop,
la Neo Soul,
ou le Hip Hop alternatif,
par des algorithmes pertinents (hum, hum).

bon, je vous l'accorde,
c'est pas les Ramones,
mais bon,

enlevez-moi ce perfecto ridicule.
vous n'avez plus 17 ans.

Il vous faut du sirop
(pour la toux)
en voici.
(pour la soupe, allez voir ailleurs).

Loving is easy.

A écouter en cachette
car vos enfants,
qui écoutent de la musique satanique,
pourraient vous en vouloir.
(Vous n'avez aucune autorité).




jeudi, mai 24, 2018

Jeunes canailles



On nous cache tout, on nous dit rien!

Cette (bonne) surprise de la semaine a failli m'échaper.
J'avais bien dressé une oreille (attentive) à ce jeune sextet,
mais sans jamais vraiment m'emballer.
J'allais, donc, devoir approfondir le sujet,
sur la page du Label,
pour en avoir le coeur net.
A l'écoute des quelques titres proposés je restais dubitatif.
Certes ils trempent le maillot,
c'est de bonne facture,
avec un chanteur alerte, dedans,
et un son so British, tout autour.
Il ne manquait qu'une petite dose d'inspiration
pour convaincre définitivement.
Et, chose incroyable, l'inspiration ils sont allés la chercher
de l'autre côté du channel,
chez nous!

Comment ça, chez nous,
en France?

Sports Team, c'et leur nom.
Ces jeunes londoniens ont choisi d'intégrer à leur répertoire un titre de Dutronc.
Et moi, et moi, et moi.
Et de s' excuser auprès de notre Jacques national,
sans doute pour avoir écorché chacun des mots écrits par Lanzmann.
Peu importe,
c'est réjouissant,
et ça nous donne une idée assez précise
de ce qu'entendent nos amis d'outre manche
quand les frenchies s'évertuent à chanter dans leur langue.
Ca sonne,
parfois.
C'est inintelligible,
souvent.

En ce qui concerne nos amis sportifs, le défi est relevé.
Ils méritent leur place en ligue.
Quelle ligue?
L'avenir nous le dira.